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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

SPIDEY-BILE

Voici donc l’adaptation au cinéma du comics le plus populaire de tous les temps. Le film, en projet depuis plusieurs décennies (le personnage a en effet été créé en 1965 par Stan Lee), voit donc le jour devant la caméra de Sam Raimi (..., Mort ou vif, Un Plan Simple, Intuitions...).
Peter Parker est un étudiant quelconque, souffre-douleur de ses camarades. Un jour où ils visitent un centre de recherches sur les araignées radioactives, il se fait piquer accidentellement par l’une d’elles. Dès lors, sa myopie disparaît, sa musculature frêle se renforce, et il découvre qu’il peut projeter des fils de toile, comme les arachnides.
Il décide de mettre ces dons au service de la Justice et se fait appeler Spider-Man. Grâce à des mouvement de caméra parfois fabuleux (comme loorsqu’on suit le Tisseur pour une plongée sur la 5ème avenue de New York), à un scénario qui laisse une part à l’humour (comme quand Peter découvre ses pouvoirs), et à des rebondissements fréquents, le film est une réussite.

Même si l’on peut déplorer que Tobey Maguire (Pleasantville), qui joue le rôle-titre, malgré son physique quelconque qui sied bien, soit également un acteur quelconque. On regrettera également l’absence prsque totale de “fond social”, plus développé dans X-Men, par exemple... Par contre, il faut souligner la performance de Willem Dafoe, qui joue super-vilain schizophrène Bouffon Vert au rire démoniaque, et celle de Kirsten Dunst (Virgin Suicides), la petite amie du héros, qui a bien “grandi” depuis Entretien avec un Vampire.
Bref, un bon divertissement, à hauteur de la série animée, mais pas du comics, nettement plus étoffé. Cependant, le film a eu tellement de succès qu’’un Spider-Man 2 est en production.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

A BAS LES OGM !
Une curiosité que ce petit film de SF, qui a pour unique vedette Kurt Russell, en compagnie de Jason Scott Lee et Connie Nielsen (vue dans Gladiator et Mission to Mars). Todd (Russell) a été élevé depuis son enfance (en 1996) pour devenir un super-soldat. A 40 ans, il est un vétéran, le meilleur de sa compagnie. Mais une nouvelle génération de bidasses arrive, issue d’un patrimoine génétique modifié ; Todd est littéralement jeté au rebut sur une planète-dépotoir. Il est recueilli par une communauté de naufragés, dont la bonté le touche profondément, lui dont les sentiments avaient été étouffés pour être un combattant invincible. Mais les méchants super-soldats prennent la planète pour un terrain de manœuvres et Todd va se fâcher tout rouge. Un film bien servi par de bons effets spéciaux, assez drôle par son aspect militaire (comme quand Russell persiste à appeler « Mon Lieutenant » la femme qui l’a recueilli). Une bonne détente.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

CECI EST UNE SIMULATION

Que se passerait-il si les acteurs étaient tous remplacés par des créatures numériques ? C’est déjà le cas, me direz-vous, on place volontiers des pixels à la place de certains animaux, on améliore la plastique de certains par ordinateur (je pense notammment à Demi Mooore dans Striptease)... Mais que se passerait-il si l’on créait entièrement par le biais du virtuel une star du grand écran ?
Cette question, Andrew Niccol (Bienvenue à Gattaca, le scénario de The Truman Show) la pose et apporte quelques éléments de réponse. Il faut dire qu’il cherche toujours à titiller l’identité. Viktor Taransky, réalisateur sur le déclin à Hollywood, cherche à redorer son blason au travers d’oeuvres complexes. Un jour un fan, petit génie du virtuel, lui lègue un logiciel permettant de créer de toutes pièces des personnages. taransky, au bord du gouffre, se résout à créer Simone, alliage du physique et des voix de plusieurs actrices connues. Jackpot ! Tout le monde l’adore, veut la rencontrer.. Mais Taransky entretient le mystère autour de son égérie (bien obligé...), et finit par se laisser dévorer par cette femme parfaite. Mais au lieu de bénéficier de son aura, elle lui échappe (à voir cette cérémonie des Oscars, où elle “oublie” de le remercier...). Il cherche donc à casser son image, en la rendant vulgaire, fasciste, droguée... Rien n’y fait !


Alternant les scènes de drôlerie extrême (une attaque gentillette envers Hollywood, le réalisateur étant Néo-Zélandais, mais ayant pu monter son film grâce à des capitaux ricains) et d’une grande réflexion sur le pouvoir de l’image et ses limites, on a là un film léger, posant des questions plus cruciales qu’il n’y paraît. Al Pacino, que l’on ne présente plus, campe un réalisateur totalement dépassé par sa créature ; il se montre très à l’aise dans le registre pas si facile de la comédie. En face de lui, la fameuse Simone est interprétée (virtuellement) par Rachel Roberts, non créditée au générique. A noter la présence sympathique de Catherine Keener (Dans la peau de John Malkovich), productrice et ex-femme de Taransky. S1m0ne est un très bon divertissement, à voir sans hésiter.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

SIGNES DE FAIBLESSE

Soyons réaliste. Signes n’est pas le meilleur des trois derniers films de M. NIght Shyamalan. Loin de là. Après les fantômes de Sixième Sens et les super-héros d’Incassable, le petit prodige s’est ici attaqué aux extra-terrestres, autre thème-phare du cinéma fantastique. Sans oublier de réciter ses classiques (Spielberg et Hitchcock pour les plus visibles), la recette semble à présent éculée. Graham Hess est un ancien pasteur qui a perdu la foi à la suite de l’accident de voiture qui a couté la vie à sa femme. Un matin il trouve ses champs défigurés par d’étranges figures géométriques, les fameux crop-circles. Ce n’est que le début d’une menace folle. Avec son frère (interprété avec brio par Joaquin Phoenix, flamboyant dans Gladiator) et ses deux enfants, Morgan et Bo, il va se barricader dans sa cave.

Coups de théâtre, musique empruntée aux films de SF des années 1950, regards terrifiés, plages d’humour placées pour faire baisser la tension, Shyamalan connaît la chanson. En plus il est servi par un quatuor de comédiens (Mel Gibson en tête, en pasteur qui veut renier son ex-vocation) en parfaite adéquation avec le sujet. Alors, me direz-vous, si les ressorts marchent, si les comédiens et la musique sont au poil, qu’est-ce qui ne va pas ? L’accord entre tous ces éléments. Shyamalan joue encore le jeu des symboles chromatiques (observez les vêtements des personnages au fur et à mesure que la tension monte) et il y a toujours cette langueur, ce côté contemplatif, si propre au cinéma indien.



Mais la mayonnaise ne prend pas. La situation se décante alors qu’on ne comprend pas vraiment pourquoi, le réalisateur s’attribue un rôle-clef dans l’intrigue ; son jeu fait pâle figure à côté des vrais comédiens, et surtout, SURTOUT, la toute dernière scène (trop américaine, diront certains) assassine définitivement un film qui avait déjà du plomb dans l’aile.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 

DESERT DE PETITS CONS
Si vous êtes un jeune homme de moins de 40 ans, il y a de fortes chances pour que vous ayez jouée avec des robots pouvant se transformer en véhicules en tous genres, et vice-versa. Vous y avez peut-être même joué très longtemps. Il y a même eu une série animée dans les années 1980, dérivée de cet univers. Mais il n'y avait pas eu de film ! Vous en avez rêvé ? Michael Bay l'a fait !
Comment ça, ça ne vous fait pas rêver, Michael Bay ? Mais si, rappelez-vous, le metteur en scène en finesse d'Armageddon, Pearl Harbor ou encore Bad Boys ? Des sommets du 7ème Art, tout de même...


Bon, eh bien là c'est lui qui s'y colle, sous la houlette de Steven Spielberg.  Le jour où il a engagé l'épileptique réalisateur, le célèbre Steve a dû boire un coup de trop, je ne vois pas d'autre explication.

Parce que comme pour la plupart de ses films (une moitié de The Island exceptée), il nous gratifie d'un long métrage au scénario inepte, aux développements ridicules et à la façon de monter plus proche du marteau-piqueur que d'autre chose. Mais de quoi ça parle ? Au Qatar, une base américaine est attaquée par d'étranges créatures sorties des sables du désert. Dans le même temps, nous faisons la connaissance de Sam Witwicky, un lycéen un peu loser qui essaie de revendre les objets de son grand-père, explorateur arctique sur E-Bay, auquel son père offre une Camaro un peu pourrite. Mais la voiture se révèle plutôt surprenante, et semble animée de sa propre vie. 

 


Non, rassurez-vous, ce n'est pas l'adaptation sur grand écran de K2000 avec le si talentueux et velu David Hasselhoff. La voiture se transforme en fait en colosse d'acier, un robot venu des étoiles, membre d'une faction, les Autobots, à la recherche d'un cube aux étranges propriétés. Face aux Autobots se dressent les Decepticons, à la recherche de leur chef Megatron, lequel a échoué sur Terre en même temps que ledit cube, il y a 10 000 ans. Or il se trouve que la clé des disparus est justement l'aïeul de Sam...

 


Comment dire ? Cela aurait pu faire une histoire réellement intéressante, entre les mains de vrais scénaristes. Ici ce sont des tâcherons qui sont sur le pont, totalement dévoués à la vision destructurée du réalisateur. Les trois quarts du film sont des scènes de combat entre les robots, entre robots et soldats, etc. Cela se justifie, mais les situations sont toutes plus ridicules les unes que les autres. Il y a des éléments intéressants dans le scénario, mais ils sont utilisés avec des gants de boxe. Les dialogues sont la plupart du temps d'une ânerie sans nom. Par exemple, lorsque le Secrétaire d'Etat à la Défense, Jon Voight, apprend qu'il y a des survivants à la première attaque au Qatar, il déclare d'un air à la fois contrit et fier (en fait on a juste l'impression qu'il a mangé trop de pruneaux) : "Ramenez-les à la maison". Eclat de rire général, tellement ce côté patriotique est suranné et surjoué. Vers la fin du film, Sam est en possession du fameux cube, et ne veut pas laisser tomber un officier "survivant" : "tu es un soldat maintenant, tu dois faire ton devoir." Désolé si je choque les pro-militaristes, mais c'est nul.

 

Côté casting, aux côtés de Jon Voight, qui remplace le Président trop occupé à faire profiter de l'odeur de ses pieds dans Air Force One (attention, la critique est féroce !), on a aussi John Turturro (dont le dernier rôle intéressant remonte à 2000, avec O'Brother, des frères Coen), Megan Fox dans le rôle de la fausse-bimbo-de-service (avec un jeu limité aux grands yeux et aux oeillades bovines) et Josh Duhamel (tous deux acteurs de séries télé). On ne peut pas dire qu'ils soient mauvais, c'est juste que tout le film est mauvais, et ils font ce qu'ils peuvent, Shia Labeouf (Sam machintruc) en tête, en héros/caution tragi-comique.

 

De l'humour -assumé s'entend-, il y en a dans Transformers. Avec un petit robot qui se glisse partout sous forme de chaîne stéréo, ou de colosses d'acier se vidangeant sur la tête des militaires pas gentils. On se croirait dans Gremlins 2. C'est juste pathétique.


Le seul bon point du film, ce sont les effets spéciaux. Depuis qu'une publicité pour une célèbre marque de voitures françaises nous a montré des robots dansant le jerk, on sait que c'est techniquement possible. Simplement ce n'est pas une réelle performance, le film étant littéralement truffé d'effets numériques, il est vrai impeccables.



Au final, on n'est quand même pas loin de la daube, l'ensemble du film étant à la limite ou au-delà du crétin. Seuls les effets sauvent l'ensemble du naufrage artistique. Le public a adoré Transformers, auquel il a réservé un véritable triomphe (2 millions de spectateurs en France, et 317 Millions de dollars de recettes aux Etats-unis). Et dire que Bay doit réaliser un Transformers 2 l'an prochain...

 

Courage, fuyons !
 

 

Spooky.
 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Jeux

undefinedLa licence Star Wars n'a pas donné lieu à grand'chose de bon depuis une dizaine d'années : au cinéma,  une "édition spéciale" aux ajouts discutables et surtout 3 prequels pourries (non, non, ne me dites pas "Oh La Revanche des Sith c'était pas mal quand même" ni "ouais mais les effets spéciaux quand même ils en mettaient plein la vue", et SURTOUT pas "bah si tu les regardes juste comme du divertissement pas fait pour réfléchir, ça va"), et en jeu vidéo, une pléthore de titres ratés, pas terribles, oubliables, qui font regretter les X-Wing vs Tie-Fighter et Dark Forces d'antan. On peut dire que dans l'ensemble, le meilleur de Star Wars a être sorti dans cette période-là, c'est finalement les jouets, notamment les excellents (bien que trop coûteux) Lego...

L'annonce d'un jeu vidéo tiré des jouets tirés des films n'était cependant pas spécialement engageante à la base, ne serait-ce que parce que les jeux destinés au jeune public sont souvent des titres médiocres et bâclés, sous prétexte que les enfants sont moins exigeants que les grands. Mais aussi parce que bon, le jeu tiré des jouets tirés du film... Drôle d'idée quand même.

Et puis finalement, le 1er jeu, tiré des épisodes 1, 2 et 3, a été plutôt bien accueilli par la critique, ce qui me poussa à en faire l'acquisition, d'autant plus qu'il eut le bon goût de sortir directement pour pas trop cher (30 €). Je n'ai pas été déçu, le jeu étant bien plus plaisant et réussi que les films eux-mêmes. Du coup j'ai évidemment acheté le deuxième aussi, qui reprend pour sa part les épisodes 4, 5 et 6.

Je vous mets les deux d'un seul coup ici dans le même test parce qu'ils sont très similaires et d'aussi bonne qualité l'un que l'autre. Jeux de plates-formes mâtinés de baston, ils vous proposent donc de revivre l'intégralité de la Guerre des Etoiles sous forme de petits bonshommes de briques. Chacun des films peut être joué séparément, dans l'ordre souhaité, et chacun se décompose en 6 niveaux qui suivent assez fidèlement la trame des longs métrages. Vous contrôlez au moins 2 personnages à chaque fois, avec bien souvent la possibilité d'ajouter de nouveaux membres à votre groupe en cours de route. Il y a différentes catégories de personnages avec différentes capacités, sachant que toutes sont utiles pour parvenir à la fin d'un niveau. Ainsi, les droïdes ne peuvent pas se battre, mais sont indispensables pour ouvrir certaines portes électroniques. Les Jedi se battent au sabre-laser et peuvent utiliser la Force pour assembler divers édifices de briques indispensables à la poursuite de l'aventure, d'autres personnages encore comme Amidala ou Han Solo utilisent des blasters qui permettent d'attaquer à distance, et sont munis d'un grappin pour atteindre des hauteurs inaccessibles aux autres... L'une des principales différences entre les deux jeux est d'ailleurs l'ajout, dans le second épisode, d'une nouvelle classe de personnage (les chasseurs de primes, qui peuvent utiliser des détonateurs thermiques), et de nouvelles capacités pour certaines des classes déjà présentes dans le 1er. En tout, chacun des deux jeux propose une grosse cinquantaine de personnages jouables ; certains se rencontrent tout simplement en cours de partie parce qu'ils font partie de l'intrigue, d'autres peuvent être débloqués comme bonus.

Les contrôles sont très faciles à prendre en mains, sans pour autant que les jeux soient simplistes puisque vous devrez constamment passer d'un personnage, utiliser différents pouvoirs et armes et résoudre de petits casse-tête pour franchir les obstacles, ce qui évite la monotonie d'un simple "je saute sur une plate-forme, je pète la gueule à 3 mecs, je saute sur la plate-forme suivante, je pète la gueule à 3 autres..." Le deuxième jeu propose même des séquences de pilotage de vaisseaux pour varier les plaisirs, même s'il faut reconnaître que ce ne sont pas les meilleurs niveaux.

En dehors de quelques baisses de rythme ou passage bien relous qui vous laisseront bloqué quelques minutes, l'action faiblit rarement, ce qui est l'un des bons points du jeu. On appréciera aussi la créativité et l'humour avec lesquels les développeurs ont su utiliser les deux univers, les Lego et Star Wars. Les personnages tués explosent en petites briques, de nombreux passages demandent d'utiliser des briques pour construire les morceaux manquants de la route à suivre ou des véhicules, et les scènes cinématiques, entre les niveaux, entièrement muettes puisque les Lego ne parlent pas, parviennent à recréer les moments-clés des films de façon à la fois fidèle, gentiment parodique, et franchement drôle.

Le jeu permet à tout instant à un second joueur de rejoindre ou quitter la partie. En coop, il devient alors encore plus sympa. Si les deux joueurs ne sont pas de même niveau, il est vrai qu'en quelques occasions, le faible râlera parce que l'autre ne l'attend pas, ou le plus fort se plaindra que l'autre est un boulet, mais dans l'ensemble, pas de gros clash à prévoir : le jeu s'adressant quand même aussi au jeune public, il est visiblement conçu pour qu'un parent puisse y jouer avec son enfant, l'adulte pouvant s'occuper des obstacles les plus difficiles sans que l'enfant ait l'impression de ne rien faire pendant ce temps.

Techniquement, le jeu n'est pas franchement éblouissant c'est vrai, mais reste quand même bien mignon. Après tout, pas besoin de textures très fines pour reproduire l'univers en plastique des Lego. Sans rivaliser avec les productions les plus spectaculaires de la PS2, les deux titres tiennent très bien la route aussi bien au niveau des graphismes que de l'animation, de la musique et des bruitages.

L'un comme l'autre ne sont néanmoins pas totalement exempts de défauts. Au premier rang desquels un niveau de difficulté pas super bien conçu, puisque souffrant du syndrome du "jeu globalement trop facile mais avec des passages incroyablement casse-couilles qu'on pourra quand même franchir au bout de 150 tentatives grâce aux vies infinies, ce qui fait qu'au bout du compte il y a des moments où on ne s'amuse pas du tout, et qu'on finit le jeu très vite si on ne se retient pas d'y jouer trop longtemps d'un coup". Ajoutons aussi qu'il n'est pas toujours super facile de diriger ses personnages dans l'environnement 3D, problème qui est d'ailleurs pour beaucoup responsable du "saut au-dessus du vide qu'on rate 20 fois" et de la "plate-forme qu'on sait pas comment l'atteindre", 2 parasites qui tuent bien le fun par moments. A part ça, je trouve aussi le mode "création" de personnage anecdotiques et grosso modo inutile, bien qu'il soit rigolo deux minutes,

Tout cela étant dit, dans leur genre, voilà deux titres franchement très réussis, et pour leur petit prix, carrément indispensables pour les fans de la saga ou pour les joueurs qui ont des gamins. Les autres devraient quand même y jeter un oeil, tout en sachant qu'il ne faut pas s'attendre à des jeux de longue haleine pour gamers d'élite, seulement à passer un court mais très bon moment dans un univers rigolo et rafraîchissant.

Toxic.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

SHREK ET MAT
En plein dans le mille pour Dreamworks ! Le studio fondé par Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen vient de planter une nouvelle épine dans le pied du géant Disney.
Shrek est l'histoire de l'ogre éponyme, qui va aux toilettes et pue du bec, qui vit tout seul dans son marais. Mais un jour il est envahi par les créatures des contes de fées, déportées par Lord Farquaad, un petit noblaillon (c'est le cas de le dire !) qui a des rêves de grandeur.
En échange de son marais, Shrek doit aller chercher une princesse prisonnière d'un dragon dans un sombre donjon. Même Disney n'a pas osé faire un film sur un concept aussi plat, me direz-vous. Quoique... Mais Shrek
Le réalisme est tel que l'on croirait voir jouer les doublures-voix : Mike Myers (Austin Powers 1, 2, 3...) dans le rôle-titre, l'excellentissime Cameron Diaz (Charlie et ses Drôles de Dames, notamment) en princesse pleine de surprises, et Eddy Murphy (euh... Dr Dolittle ? désolé) en âne (il n'a jamais été aussi bon).


On oublie très vite qu'on est dans un dessin animé, pour s'attacher aux personnages. Bref, une grande œuvre de cinéma, au-delà des clivages de genre et de forme.
joue sur les canons du conte de fées pour mêler action et humour finaud, et nous scotche au mur.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

LE TEA-TIME DES MORTS-VIVANTS

Réalisé en 2003 par Edgar Wright, Shaun of the Dead ne sort que cet été dans les cinémas français (mais est déjà culte pour les amateurs d’imports DVD) après avoir fait rire à peu près tout le reste du monde. Vraiment, remercions les distributeurs français de nous abreuver à flot continu, à longueur d’année, de comédies aussi "subtiles" que Brice de Nice, mais de garder aussi longtemps des petits bijoux comme celui-ci dans leurs tiroirs… Nous vivons vraiment dans le pays du bon goût.

Bref, voilà, réjouissons-nous, il lui aura fallu du temps mais Shaun of the Dead débarque enfin chez nous. Se présentant comme "une comédie romantique avec des zombies", coécrit et interprété par Simon Pegg, vedette de la sitcom britannique Spaced (inédite en France), le film raconte comment un malheureux loser un peu neuneu sur les bords va profiter d'une invasion de zombies à Londres pour tenter de reconquérir le coeur de sa belle.

Shaun, le piteux héros de cette histoire, a un boulot merdique, un porc débile et un pauvre con en guise de colocataires, une mère et un beau-père envahissants. Presque trentenaire, mais éternel ado dans l’âme, il est trop paresseux pour changer et se satisfait plus ou moins de sa vie de tocard, ce qui n'est plus le cas de Liz, sa copine qui, lasse de passer toutes ses soirées dans le même pub minable, décide de le larguer. Comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà qu’un virus transforme les londoniens en zombies ! Mais contre toute attente, Shaun va profiter de l’occasion pour devenir enfin un homme, un vrai, en partant sauver sa chère et tendre des griffes de ces créatures en quête de chair fraîche.

Plutôt que de s’acharner à parodier grassement des scènes emblématiques de films d’horreur plus ou moins connus en y ajoutant des bites, des bruits de pets et des blagues sur le cannabis comme l’ont fait les frères Wayans avec la série des Scary Movie (qui a eu ses bons moments quand même admettons-le, mais enfin bon…), Wright et Pegg ont opté pour la voie du pastiche plutôt subtil. Ils détournent les clichés du film de zombies avec un humour absurde et pince-sans-rire plutôt réjouissant, servi par un casting d’acteurs peu connus en France mais impeccables dans leurs rôles respectifs (Simon Pegg en tête, excellent en brave crétin velléitaire constamment dépassé par les événements). Je ne dévoilerai aucun des gags pour ne pas gâcher le plaisir, mais Shaun of the Dead est l’un des films les plus drôles que j’aie pu voir depuis longtemps.

Si on veut chipoter, on peut dire que l’intrigue n’est pas tellement originale puisqu’elle se contente de suivre la trame classique du film de morts-vivants lambda (un groupe de survivants piégés dans un bâtiment entouré de zombies tente de trouver un moyen de repousser l’invasion), et que le rythme des gags faiblit sensiblement par moments. Malgré sa drôlerie, Shaun of the Dead est d’ailleurs loin d’égaler dans le délire les meilleurs films des Monty Python ou des ZAZ. Signalons aussi qu'il ne s'agit pas d'une innocente comédie tous publics mais quand même d'un vrai film de zombies, avec sa dose de séquences gore qui pourront heurter les plus sensibles.



Le film a néanmoins de quoi séduire les amateurs de comédies d’horreur à la Evil Dead comme les amateurs d’humour anglais, qui ne devraient pas se priver d’un tel plaisir au cours d’un été cinématographique qui promet par ailleurs d’être, comme tous les ans, riche en navets.

Toxic.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

LE ROI EST ARRIVE
Voilà, on arrive au bout du voyage... Une balade en Terre du Milieu qui a duré deux ans pour le grand public, entre six et sept pour la plupart des techniciens impliqués dans le projet. Le Retour du Roi nous a donc permis de retrouver Frodo, Sam et leurs amis dans leur quête de destruction de l’Anneau. On replonge donc avec plaisir dans la somptuosité des décors, musique, effets spéciaux déjà largement décrits ici où là. les protagonistes se dirigent donc vers l’affrontement final, que Peter Jackson nous annonçait comme dantesque. Mais la bataille des Champs du Pelennor a-t-elle effacé celle du Gouffre de Helm ? Certainement pas. Le casse-tête logistique du second épisode restera donc un sommet de genre, malgré des incohérences formelles. Autre point d’orgue du film, la séquence où Sam et Frodo se retrouvent face à Arachne (Shelob en VO), monstrueuse araignée qui personnellement, m’avait terrifié à la lecture du livre. Elle est totalement crédible, plus par exemple que sa congénère de Harry Potter et la Chambre des Secrets. On ne la voit pas beaucoup, et c’est d’autant plus terrifiant (car suggestif), puisque Shelob vit en permanence dans une caverne profonde.

On assiste donc à des réalisations personnelles hors du commun : Aragorn doit accomplir sa destinée de roi du Gondor, puis trouver le bonheur avec Arwen, Merry deviendra un valeureux guerrier, face au Roi-Sorcier (en compagnie d’Eowyn)...



Encore une fois, on peut déplorer un choix discutable des scènes (disparition totale de Saroumane dans ce troisième volet, plus de nettoyage de la Comté), des tics d’ex-réalisateur de gore : combats graphiquement confus (mais un combat est-il toujours clair ?), filmés de trop près, ce qui fait espérer un temps de respiration dans ces empoignades. Après avoir vu cet ultime chapitre, je ne sais plus que penser, l’abattement m’étreint : serait-ce de la lassitude face à ce film, un émerveillement si fort qu’il faudra du temps pour en tirer la quintessence ? En tous les cas, ce que l’on peut dire, c’est que la trilogie épique réalisée par le Néo-Zélandais en short aura marqué l’histoire du cinéma, du genre, et révolutionné ceux-ci.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

LE SEIGNEUR DES MOIGNONS

Après La Communauté de l’Anneau, qui a posé un certain nombre de certitudes (Jackson sait faire de la fantasy, dompte les effets spéciaux, jongle avec 9 équipes simultanément, respecte l’oeuvre de Tolkien, les acteurs sont littéralement prodigieux dans leurs rôles respectifs...), il est peu de dire que l’on attendait beaucoup de ce second volet. Pour ceux qui connaissent les livres, ils savent qu’il est plus sombre, plus dur, qu’il comporte beaucoup de combats, en même temps que l’on assiste à la lente plongée de Frodo vers le côté obscur (ça ne vous rappelle rien ?). Les (rares) critiques disponibles avant la sortie mondiale du film, le 18 décembre laissaient entrevoir un long métrage aussi bon, sinon meilleur, que le premier. Votre serviteur vous dira qu’il est moins bon, et qu’il fallait s’y attendre. d’abord parce que l’intrigue est éclatée entre plusieurs fils narratifs divergents (navré pour ceux qui n’auraient pas vu le premier volet, mais la Communauté de l’Anneau s’est dispersée à la fin de celui-ci).

Ce qui entraîne une multiplicité des points de vue ; une structure entrelacée chère à Tolkien, et qui permet de suivre une quinzaine de personnages principaux. Ensuite parce que la matière du second livre est complexe, touffue, au point que Jackson a préféré déplacer vers le chapitre final un épisode-clé, celui de la rencontre de Frodo et Sam avec Arachne, afin de donner plus d’ampleur et d’espace a ce qui fait l’essentiel des Deux Tours, à savoir le début de la Guerre de l’Anneau. En effet, à l’heure où Frodo et Sam semblent s’égarer sur le chemin du Mordor, le Seigneur des Ténèbres, j’ai nommé Sauron, décide d’anéantir le royaume de Hommes, avec l’aide du sorcier Saroumane. Les Elfes de Fondcombe s’en vont par-delà les mers, sentant que leur temps est terminé. Le Roi du Rohan, Theoden, s’enfonce dans une apathie suicidaire sous l’influence de Grima Langue-de-Serpent (l’excellent Brad Dourif), sbire de Saroumane. Aragorn, Legolas et Gimli, lancés à la recherche de Merry et Pippin, désespèrent de les retrouver. Tout semble indiquer que le règne de Sauron est sur le point d’arriver. Pour connaître la suite, allez au cinéma... Si l’on reprend les acquis du début de cet article, on ne peut que les constater ; Jackson et son équipe font un travail formidable. Les challenges se situent sur d’autres points de l’intrigue : en particulier Gollum, la bataille du Gouffre de Helm et les Ents. Gollum, ancien Hobbit qui a été dépossédé de l’Anneau par Bilbo, l’oncle de Frodo, a été entièrement réalisé en images de synthèse à partir des mimiques et de la voix de l’acteur Andy Serkis. Il veut récupérer son “précieux”, en possession de Frodo ; celui-ci le capture et le persuade de le mener au Mordor. Le personnage, l’un des plus importants de l’histoire, est incroyablement réussi ; on oublie très vite qu’il s’agit d’une créature numérique pour se concentrer sur le dilemme qui ronge Gollum/Smeagol : sa nature bienveillante de Hobbit et son esprit corrompu par l’Anneau se disputent constamment. A noter, dans cette optique, une séquence particulièrement réussie, où les deux personnalités nous apparaissent presque simultanément, grâce à une différence d’angles de vue et d’éclairages. Champ/contre-champ : le B-A BA du cinéma.

Le “gros” morceau du film est sans conteste la bataille d’Helm’s Deep. Jackson a décidé de lui donner toute l’ampleur qu’elle doit avoir, en lui consacrant 45 minutes, soit presque un tiers du métrage ! Pas grand-chose à dire à son sujet, si ce n’est que le logiciel Massive, spécialement créé pour le film, a là encore accompli des prodiges. En effet, il permet de visualiser littéralement des dizaines de milliers de combattants ayant leur vie propre. La guerre est une saloperie, et Tolkien, qui a combattu pendant le premier conflit mondial, en a gardé de grandes rancunes envers la bêtise et la violence. La violence des combats est très graphique, on est parfois trop près de l’action ou des personnages, une réminiscence du passé “gore” du cinéaste peut-être... Au cours de leur fuite après avoir échappé aux Uruk-Haï, Merry et Pippin se retrouvent au sein de la forêt de Fangorn, peuplée d’être étranges... Ils y feront la connaissance de Sylvebarbe, mi-homme mi-arbre, représentant d’un peuple qui déteste être troublé par la guerre et le désordre. Pour ma part, j’attendais beaucoup de la vision de ces Ents à l’écran. Le résultat ne m’a pas enchanté, ni déçu, juste... désorienté. A la lecture du livre de Tolkien, je m’imaginais des troncs massifs, bien campés sur des branches épaisses ; je ne m’attendais pas à voir ces créatures fines, presque décharnées parfois. Mais la facilité, au niveau technique, aurait peut-être résidé, justement, dans des camouflages comme ceux des Romains dans certains albums d’Astérix. Et puis, allez dans le jardin, regardez votre arbre préféré, envisagez-le dans la hauteur : a-t’il l’air si trapu ?



Il faut savoir que Tolkien a truffé son ouvrage de références à son abhorration pour tout ce qui est industriel, usiné. Les Ents représentent la bienveillance de la nature, face à la destruction industrielle et hégémonique orchestrée par Saroumane... La caméra de Jackson est toujours aussi virtuose, sans toutefois donner de vertige (mis à part durant les combats, mais est-ce innocent ?), soutenue par une musique omniprésente, puissante, qui devient de plus en plus facile à identifier ; en effet, chaque intrigue possède son propre thème, le thème de Saroumane souligne l’avancée de ses troupes sur les remparts d’Helm’s Deep, par exemple. A multiplication des intrigues, apparition de nouveaux personnages, au premier rang desquels les deux précédents, Gollum et Sylvebarbe, particulièrement réussis. A la Cour du Roi Theoden (Bernard Hill l’incarne avec... noblesse, lui qui avait joué courageusement le Capitaine du Titanic de James Cameron), suzerain du Rohan, Aragorn rencontre sa nièce Eowyn (Miranda Otto), qui tombe amoureuse de lui. Le frère de cette dernière, Eomer (Karl Urban), conduit les Cavaliers du Rohan qui courent les champs à la recherche de quelques orcs à trucider. Au cours de leur périple vers le Mordor, Frodo et Sam, guidés par Gollum, tomberont sur Faramir (David Wenham), frère de Boromir et preux chevalier. Il est intéressant de remarquer que les sorciers et les Elfes (dont Saroumane, Sauron, Gandalf, Elrond et Arwen), sont nettement moins présents dans ce second épisode, ce qui n’est que justice car il s’agit d’une épopée guerrière. Parmi les anciens, on notera également le rôle essentiellement comique tenu par Gimli, qui déroutera certainement les fans de ce guerrier bourru. Mais là encore, cette digression de Jackson vis-à-vis du texte originel n’est pas innocente. Ces moments de pure comédie (dont une plaisanterie filée à propos du lancer de nains, d’un goût moyen) sont placés dans les moments de tension extrême, afin de désamorcer quelque peu l’excitation qui prend le spectateur au moment d’un épisode essentiel. On notera que ce rôle de “désamorceur” était tenu dans le premier film par Merry et Pippin, et qu’ici leurs rôles sont nullement comiques, leur positionnement est en train de changer et annonce leur transformation dans Le Retour du Roi. Frodo également change, on le sent de plus en plus absent des contingences matérielles, de la fureur qui peut se déchaîner autour de lui. Certaines de ses poses sont même carrément christiques, comme s’il n’appartenait déjà plus à ce monde en perdition... Au niveau de l’ambiance, le compositeur, Howard Shore, a sorti tout l’attirail wagnérien, normal pour un récit essentiellement guerrier inspiré des contes de tradition anglo-saxonne... On le voit, plusieurs niveaux de lecture se révèlent au fur et à mesure de la réflexion autour de ce second film.

Par manque de place, je ne peux que vous recommander deux excellents sites internet relatifs à l’oeuvre de Tolkien : www.numenoreen.com et surtout www.elbakin.com, mais également le très bon essai de Vincent Ferré (Sur les Rivages de la Terre du Milieu, Editions Pocket). Contrairement à la plupart des films fantastiques, la bande-annonce (qui donne par ailleurs le frisson), ne montre qu’une petite partie du film. Celui-ci vous réserve de nombreuses surprises. Au final, ce deuxième opus est d’une bonne qualité, peut-être supérieure à La Communauté de l’Anneau, peut-être équivalente, mais pour l’instant il est difficile de se prononcer vraiment, notamment en raison de son intrigue multiple. Une chose est sûre : les combats sont grandioses ! Le passé du réalisateur dans le domaine du gore plaide certes en sa faveur... Mieux vaut attendre l’ensemble des trois segments pour donner un avis définitif. Vivement Le Retour du Roi !

Spooky.

Spooky.

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