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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Fictions

Je m'ennuie.

Le monde est en ébullition,

Et je m'ennuie.

Le danger rôde autour des nations,

Et je m'ennuie.

Je suis à un tournant de mon existence,

Et je m'ennuie.

Sera-ce un cul de sac ou une voie royale ?

L'un et l'autre m'ennuient.

Je n'aspire qu'à la sérénité morale ;

Ne pas l'avoir m'ennuie.

Je ne veux m'attacher à personne,

Donc je m'ennuie.

Peu de gens s'intéressent à moi :

Ils m'ennuient.

 

circa 1993.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Fictions

Elle a une robe

Aussi douce que l'hermine.

Lorsque se lève l'aube,

Qu'il est doux de l'appeler Mimine.

Lorsque je rentre le soir

Elle arrive en miaulant,

Elle est contente de me voir

Car, sous ses airs pressants,

Elle sait que mon arrivée

Signifie pour elle

Que la soupe sera bientôt donnée

Au fond de son écuelle.

 

2 décembre 1990.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Fictions

Début d'une nouvelle série, des poèmes écrits il y a bien longtemps... Merci pour votre indulgence envers ma piètre métrique et mes rimes pauvres...

 

Dans la nuit zébrée d'éclairs,

J'ai vu vieillir l'autoroute.

Sur un vaisseau fendant les airs,

Des oiseaux peuplaient la route.

Sortant du grand bêton runique

Un Leviathan me fit un sourire

Puis, vibrant de son oeil unique

Fit le bruit d'un corps qu'on déchire.

Dans le lumière de l'Etoile du Matin,

Je vis un homme accomplir au-dessus des eaux

Des miracles qui ne sont pas siens

Pour ensuite disparaître sans un mot.

 

Circa 1993.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître !

 

En effet, qui connaissait Maloj Night Shyamalan avant que Sixième Sens ne sorte sur les écrans et dévaste tout sur son passage ?P er-sonne ! Qui aurait pu prévoir que le dernier film avec Bruce Willis, en perte de vitesse et en quête de crédibilité après des farces "hénaurmes" comme Armageddon ou Couvre-feu, se classerait en deux mois dans le top ten des films les plus rentables de tous les temps ? Là encore, aucun d'entre nous. Alors comment expliquer le phénomène ? la qualité, tout simplement. On se demande même pourquoi les Américains sur un film aussi en-dehors des canons hollywoodiens. Il y a une mégastar dans le film, mais Willis est ici au service de l'histoire, portée par un enfant, Haley Joel Osment, carrément prodigieux.

 

[SPOILER]Le film raconte comment un pédopsychiatre aide un enfant victime d'hallucinations terrifiantes (en clair, il voit les morts).[/FIN SPOILER]


Joué et filmé tout en sobritété, sans effets spéciaux tapageurs, conclu par une révélation totalement logique, Sixième sens est une pure merveille, à conseiller à tout le monde.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Etre papa, ça a du bon parfois. Ca vous amène vers des oeuvres auxquelles vous ne jetteriez peut-être même pas un coup d'oeil en tant que célibataire sans enfant. Et vous pouvez tomber sur des petites perles. Dragons (How to train your Dragon en VO) est de celles-là.

 

Harold est un jeune Viking peu à son aise dans sa tribu où combattre les dragons est le sport national. Sa vie va être bouleversée par sa rencontre avec un dragon blessé qui va peu à peu amener Harold et les siens à voir le monde d'un point de vue totalement différent.

 

A partir de ce pitch tout simple (et, disons-le, presque passe-partout), se développe un long-métrage d'animation que je classe parmi mes préférés. Sortie de la firme Dreamworks, cette adaptation d'un roman éponyme de Cressida Cowell (aux editions J'ai Lu, 2004) raconte donc l'apprentissage mutuel d'un jeune garçon un peu différent et d'une bête sauvage. Les deux réalisateurs, Chris Sanders et Den DeBlois, sont des anciens de la firme Disney, puisqu'ils ont travaillé sur Mulan et Lilo & Stitch).

 

Comment vous expliquer pourqoi j'ai apprécié ce film... Pas évident, car cela tient essentiellement à une sorte de charme diffus, un ensemble de facteurs favorables à l'épanouissement d'une telle production. Le héros est le premier adolescent à porter un film d'animation chez Dreamworks, et il est plutôt crédible, même si probablement un peu propret pour un jeune viking. Le casting vocal (ne comportant pas de star en VF) est de qualité, sachant qu'en VO on ne peut signaler que Gerard Butler (le héros de 300) et America Ferrera (dans la série Ugly Betty). A noter que l'animation a été réalisée après l'enregistrement vocal, afin de calquer les attitudes des personnages sur celles des acteurs, un mimétisme qui se sent à l'écran.  

L'animation est de qualité, on peut même dire que certaines scènes de vol des dragons sont carrément bien foutues. Ceux-ci sont d'une grande diversité, même si le dragon qu'apprivoise Harold ressemble plus à un gros chat qu'à un dragon classique. Mais c'est sans doute pour appâter les plus jeunes spectateurs. Attention d'ailleurs, en-dessous de 6 ans, certaines scènes peuvent effrayer un peu ; rien de violent, mais plutôt des expressions ou la sauvagerie quand même présente chez les reptiles volants. Il n'y a pas d'anachronismes dans le film, on se croit bien à l'époque des Vikings, ce qui en soi est une prouesse.

 

Une production animée de qualité, adoubée par mon collège de neveux, que j'ai pris plaisir à voir, et même revoir, pour certaines scènes.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Je souhaite rebondir par rapport à un article du hors-série de la revue Studio Ciné Live consacré à la saga Harry Potter, qui se demande quelles vont être les prochaines oeuvres franchisées par Hollywood, maintenant que la saga du bigleux à baguette est terminée. Après les échecs des adaptations d'A la croisée des mondes et Narnia (enfin, cette franchise continue malgré tout je crois), et en attendant la sortie (en décembre 2012 et décembre 2013) de Hobbit, par Peter Jackson (oui, j'en mets une image si je veux !), ça bouillonne. Alors, parmi les titres proposés nous avons :

 

http://s2.e-monsite.com/2010/05/06/01/resize_550_550//hunger-games.jpghttp://www.passion-cinema.com/img/news/news-2011/the-hunger-games-1300.jpg

 

- Hunger Games, par Suzanne Collins. Publié dans 38 pays, ce cycle décrit un monde futur où les adolescents combattent djusqu'à la mort dans des jeux télévisés. Le studio Lionsgate a acheté les droits de la trilogie, et le tournage commence bientôt.

 

Un pitch qui rappelle peu ou prou celui d'un classique de la science-fiction, à savoir :

 

- Le Cycle d'Ender. Des préadolescents sont recrutés par le gouvernement pour combattre une invasion extraterrestre, mais sans le savoir, sous la forme de jeux video. C'est le seul cycle de la liste que j'aie lu. Alors que Wolfgang Petersen fut longtemps pressenti pour travailler sur l'adaptation, c'est désormais Gavin Hood (X-men Origins: Wolverine, argh) qui s'en occupe.

 

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- The Maze Runner. Un adolescent se réveille, sa mémoire effacée, dans un monde où les jeunes sont livrés à eux-mêmes et vivent dans un environnement clos derrière lequel vivent des monstres. Ils sont en fait soumis à des tests par une force maléfique qui les sélectionne avant de les prendre à son service. Catherine Hardwicke, la réalisatrice du premier Twilight, va mettre en scène le film pour la Fox. RIP The Maze Runner donc. 

 

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- La Cité des ténèbres (The Mortal Instruments en VO) est une série de six romans, écrits par Cassandra Clare, où une jeune fille aux pouvoirs spéciaux s'allie à un gang d'ados pour affronter des loups-garous et des sorcières dans une New York contemporaine. C'est la compagnie allemande Constantin qui va produire le film. 

 

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- L'Epouvanteur est une série de sept romans, qui raconte l'histoire d'un enfant de 13 ans capable de voir les forces du mal alors que les autres ne les distinguent pas. Dans le film actuellement en préproduction sont présents Jeff Bridges et Julianne Moore.

 

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- La Guerre du bruit est une trilogie qui se déroule dans une société où tout le monde peut entendre les pensées des autres. Pas évident de rendre ça au cinéma. Les droits sont toujours libres, a priori.

 

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- Artemis Fowl est presque contemporain d'Harry Potter. Avec 20 millions d'exemplaires écoulés, c'est un succès planétaire, présenté alors comme "la tour de cristal avec des fées". Le huitième volume, qui va sortir prochainement, clôturera le cycle. Disney, qui détient les droits, a annoncé vouloir se lancer dans l'exploitation de franchises. Artemis, un gamin de 12 ans qui fait face à toutes sortes de créatures fantastiques, a donc de fortes chances d'apparaître sur grand écran. 

 

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- Cherub. Cette série, où une agence gouvernementale emploie des espions qui ont tous entre 10 et 17 ans, fait un tabac en Angleterre. Le film sera une production britannique et Christopher Smith (Black Death) le réalisera. Pour lui, c'est "Nikita qui rencontre This is England". Ca promet.

 

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- Mécaniques fatales. L'action de cette série de quatre romans se déroule dans un monde post-apocalyptique où des véhicules qui sont de véritables cités en perpétuel mouvement s'entre-déchirent. Peter Jackson va produire cette adaptation en Nouvelle-Zélande. Pas sûr que ce soit pour tout de suite cependant, la réalisation de The Hobbit et la production du Tintin de Spielberg requérant toute son énergie...

 

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- La Couleur de la peur. Les cinq volumes de Marjorie Blackman se situent dans une Angleterre raciste où les blancs sont devenus une minorité, et tournent autour d'une histoire d'amour qui, forcément, tente de briser les barrières entre les différentes communautés. D'abord adapté au théâtre avec succès, le premier tome est toujours en attente d'une version cinéma.

 

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- Skully Fourbery raconte comment une orpheline de 12 ans, héritière en danger, s'allie à un magicien qui est peut-être un mort-vivant dans cette saga qui va de l'horreur au merveilleux en passant par la comédie. Warner a déposé une option sur ces titres, mais ne l'a pas renouvelée.

 

 

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- The History keepers. Le héros est un enfant kidnappé à Londres et qui est entraîné dans des voyages dans le temps afin de rechercher ses parents. C'est la compagnie londonienne Working Title, plus connue pour des comédies romantiques comme Coup de foudre à Notting Hill, qui a acquis les droits de cette série inédite. "Harry Potter rencontre Dr Who", nous dit-on.

 

 

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- Delirium, par Lauren Oliver. Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… 

 

 

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- Promise, d'ally Condie. A la veille de son banquet de couplage, Cassia se sent fébrile mais pleine de confiance, car elle imagine que la Société - l'entité gouvernementale qui les dirige - n'a jamais voulu autre chose que le bien de ses habitants. Et si, pour cela, ils doivent être surveillés, nuit et jour, ce n’est finalement pour elle qu’un petit sacrifice en échange d’une vie heureuse, avec un Promis idéal, sans maladies ni mort accidentelle, jusqu’à s’éteindre paisiblement à l’âge de quatre-vingt ans. 

 

 

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- Oscar Pill. On termine par un cocorico, puisque cette série est écrite par un français, et que les droits ont été acquis par l'un des producteurs de Harry Potter, David Heyman. Des sorciers ont le pouvoir de s'introduire dans le corps humain. Oscar, un adolescent, se découvre cette capacité.

 

 

Vous l'aurez peut-être remarqué, ces suites romanesques ont comme public prioritaire les adolescents. Depuis la déferlante Harry Potter, Hollywood s'est rendu compte que ce public est celui qui guide le plus le marché. C'est un réservoir immense, et par conséquent un potentiel financier essentiel.  

 

Ce secteur est un des plus dynamiques de l'édition. En 2011, il devrait rapporter 3,3 milliards de dollars, 100 millions de plus que l'année passée. Désormais aux Etats-Unis, plus de livres «young adults» (484 millions) se sont écoulés que de romans et d'essais (411 millions). Ces séries sont une manne pour les éditeurs et les studios.


Depuis JK Rowling, les studios surveillent le moindre projet. Les droits peuvent désormais être cédés avant même que livre n'existe. La 20th Century Fox associée à Ridley Scott acheta par exemple pour 1.75 million de dollars Le passage. Justin Cronin n'avait même pas fini d'écrire le premier tome de sa trilogie vampirique. Les enchères se sont faites sur un simple synopsis. 

 

Dans leur course à la franchise, un allié essentiel des studios est le scout. Chargé de débusquer les œuvres prometteuses, ce limier est en liaison constante avec les agents littéraires et écume les salons du livre. «La plupart des compagnies d'agents littéraires sont associées à des firmes de scouts. 

 

 

 

Ma requête est toute simple ; sur la base des pitchs présentés, et d'après vos propres lectures si vous avez lu certains de ces bouquins, quelle est, selon vous, la future franchise à succès au cinéma ? Avez-vous d'autres suggestions ? Le premier qui cite Twilight est banni du blog. Comme je suis en recherche de nouvelles oeuvres à découvrir, laquelle ou lesuqelles me conseilleriez-vous de lire, sachant que The Hunger Games me fait de l'oeil ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Voilà... c'est fini...

 

Après presque 10 ans de bons et loyaux services, l'avatar de celluloïd du phénomène littéraire de la décennie a donc connu son dénouement avec ce huitième film. Et en faisant des recherches, je me rends compte que je n'ai rien écrit sur le septième. Pour rappel, ces deux segments sont issus d'un seul roman, du même titre, et sont sortis à 8 mois d'intervalle au cinéma.

 

Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix. Le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.

 

Comme pour les segments 5 et 6, c'est David Yates qui réalise ces deux dernières parties ; elles ont été tournées conjointement ou l'une après l'autre, afin de permettre cette sortie rapprochée. L'ensemble du casting "historique" est appelé dans cette conclusion, qui s'annonce comme l'affrontement final entre le sorcier binoclard et le chitineux pas gentil du tout. Curieusement, j'ai trouvé cette partie moins "noire", moins pessimiste que les segements 4 à 6. Je ne sais pas si c'est dû à la découpe de Steve Kloves, qui a dû à la fois enlever des passages et faire durer son script pour qu'il tienne deux fois deux heures, et se réduise presque à deux séquences : l'errance des trois enfants sorciers dans les bois, et le combat final dans l'enceinte de Poudlard. Je schématise à fond, mais c'est quand même l'idée. Du coup on se retrouve avec trois acteurs qui se tartinent de boue et 200 acteurs, cascadeurs et figurants qui brandissent des baguettes les uns vers les autres. Vous l'aurez compris, ça ne m'a pas passionné. Ce n'est pas forcément le fait du film, mais plutôt celui de l'histoire, qui se termine véritablement un ton en-dessous des autres pour ma part. Je pense que l'enchantement des premiers films et la montée en noirceur des suivants se sont étiolés... Certains passages sont curieusement sacrifiés, comme celle où Neville Londubat prend une nouvelle dimension. Et du coup les films m'ont passablement ennuyé. Les acteurs, n'ayant pas grand-chose à faire d'autre que lancer des imprécations en faux latin ou à courir, ne semblent pas beaucoup plus motivés. Seul Alan Rickman (alias le Pr Rogue) trouve encore grâce à mes yeux. Toute une partie du second film repose d'ailleurs sur lui. Les techniciens des effets spéciaux aussi avaient l'air fatigués... Le dragon, par exemple, est nettement moins impressionnant que l'on aurait pu s'y attendre dans une production de cette ambition. Les maquilleurs aussi, quand on voit que certains personnages, vieillis de 17 ou 19 ans (je ne sais plus, et finalement peu importe), semblent être toujours au milieu de l'adolescence...

 

Vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent, même pas un peu de fan service, quand les trois ados sortent de l'eau gelée et se changent : Harry et Ron se retrouvent presque en slip, tandis qu'Hermione... se drape dans un châle par-dessus ses vêtements mouillés.

 

Bref, je pense que je suis fatigué de Harry Potter, et que l'équipe technique aussi... Il est temps qu'on découvre de nouveaux héros, et ça on va en parler bientôt !

 

Spooky.

 

(note : c'est moi ou Daniel Radcliffe a les bras trop courts sur la seconde affiche ?)

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Publié le par Spooky
Publié dans : #BD

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Dans un futur post-apocalyptique, l'espèce humaine a colonisé la planète Mars pour s'y protéger des radiations.


Seuls quelques hommes vivent encore sur Terre, la plupart des habitants étant remplacés par des androïdes. Rick Deckard, chasseur d'androïdes, a un rêve : remplacer son mouton électrique par un vrai…

 

Sa rencontre avec la belle Rachel bouscule ses convictions, et va le conduire à s'interroger sur sa propre humanité.

 

 

 

 

BD Do androids dream of electric sheep ?

Comme nombre de personnes -trop sans doute - j'ai quasiment découvert l'oeuvre de Dick au travers du superbe film de Ridley Scott, Blade Runner (dont il faudrait que je vous parle, mais après l'avoir revu pour la 5ème fois). Mais comme peu (je pense) j'ai essayé de découvrir l'oeuvre originale. Vingt ans après m'est donc offerte la possibilité de lire une nouvelle adaptation de la novella (et non roman) de cet auteur à part.

A l'époque de ma première lecture, je n'y ai pas compris grand chose, je dois bien l'avouer. La force de cette adaptation est d'avoir -à la demande des héritiers de PKD - conservé le texte intégral. La marge de manoeuvre de Tony Parker fut donc infime. Mais il s'en sort, je trouve, avec les honneurs. Au-delà de l'intertexte qui se dégage avec les lectures périphériques (dont je parlerai plus tard), son illustration me semble vraiment proche du texte. Bien sûr, celui-ci paraît un peu lourd, par exemple dans les descriptifs, mais c'est un écueil que Parker évite habilement, rendant la lecture assez aisée. L'utilisation du texte intégral permet d'intégrer les différentes strates du récit de Dick. Citons la trame principale, celle de Deckard traquant les androïdes -qui ne veulent rien d'autre que se fondre parmi les humains- ainsi que ses réflexions intérieures, dont tout un filigrane concernant la propriété d'un animal (et qui a donné à l'oeuvre son titre original). Il y a aussi la trame du demeuré avec Mercer, qui reflète les préoccupations philosophiques de Dick, mais donne surtout une toile de fond un rien métaphysique au récit. Les différents témoignages présents en bonus permettent d'intégrer cette lecture.

Une excellente idée donc de la part des Editions EP de nous proposer une adaptation (de haut niveau) et en quelque sorte une explication de texte. Bonne idée également d'avoir confié les illustrations de couverture à Stefan Thanneur, auteur rare mais très doué pour cet exercice. Il apporte un certain côté christique présent en filigrane dans l'oeuvre. Le boulot graphique de Tony Parker, assisté aux couleurs par Blond, est indéniablement de qualité, même si je trouve les personnages un poil inexpressifs par moments.

Après la lecture des deux premiers tomes, je dois constater avoir passé un très bon, voire excellent, moment de lecture. C'est l'adaptation d'un texte très connu d'un auteur majeur de la scène SF, mais on a presque l'impression de le redécouvrir à cette occasion. Beau boulot.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Jeux

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Le nouveau supplément de Metal Adventures
 disponible depuis le 26 mai !

 

Une fois que vous aurez lu cet ouvrage, l’espace ne sera plus jamais le même !  

 

Les Sciences et l’Infini est le quatrième supplément de Metal Adventures. Il met en scène la Ligue des planètes libres et sa quête de savoir scientifique. Joueur ou meneur de Metal Adventures, vous pourrez y découvrir les secrets de la haute-technologie du dernier millénaire ainsi que les caractéristiques de vaisseaux spatiaux hors du commun.

 

Vous découvrirez aussi dans ce supplément :

 

• De nouvelles aptitudes, compétences, qualités et défauts pour tous les pirates de l’espace

• Les règles sur la haute-technologie du dernier millénaire.

• Des règles optionnelles pour la navigation et les voyages (hyper)spatiaux.

• La description complète de la Ligue des planètes libres (accessible aux PJ).

• Du matériel inédit et de nouveaux vaisseaux spatiaux pour les pirates de l’espace.

• Les secrets de la Ligue des planètes libres et de nombreuses amorces d’aventures.

• Des fiches de PNJ et de vaisseaux spatiaux.

• Le cinquième épisode de la campagne El Barco del Sol.  

 

Le supplément se présente sous la forme habituelle de la série avec 160 pages en couleurs et une couverture rigide. Il est vendu au prix de 37,50 €.

Metal Adventures est un jeu de space opera flamboyant et décomplexé. Les joueurs y incarnent avec panache un équipage pirate. Dans une galaxie marquée par la guerre et le pessimisme, ils représentent la dernière bouffée de liberté et d’espoir.

Pour plus d'infos cliquez ici.  

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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"Aller voir Super 8 ? mais je n'ai pas vu les 7 premiers, je ne vais rien comprendre", ai-je pu lire sur un forum consacré au cinéma il y a quelques jours...  Si je puis me permettre, la personne faisait fausse route, car pour tout comprendre, il suffisait d'avoir vu (entre autres) Les Goonies, E.T., Stand By Me, Rencontres du 3ème type, La Guerre des Mondes... Tous ces films, à l'exception de Stand By Me, ont comme point commun d'avoir eté produits ou réalisés par Steven Spielberg. JJ Abrams, créateur de Lost, Cloverfield et appelé à la rescousse des franchises Star Trek et Mission Impossible, a bien lu son Petit Stevie Illustré, d'autant plus que le père d'Indiana Jones, en tant que producteur exécutif, a dû être très attentif quant à l'écriture du script. L'idée de départ était de faire un film-hommage au Super 8, le format préféré des cinéastes en herbe, un format avec lequel ils ont tous les deux débuté et qui existe toujours à ma connaissance (je crois même qu'il existe un festival consacré à ce format). Il faut savoir d'ailleurs qu'Abrams et son complice Matt Reeves (le réalisateur de Cloverfield) ont rénové et remonté -à sa demande- les premiers films de Spielberg. Ils avaient 15 ans.

 

Un groupe d'adolescents est en train de réaliser un petit film amateur lorsqu'ils assistent, en pleine nuit, au déraillement d'un train, provoqué par une camionnette sur les rails. Pas de blessés parmi eux, mais une chose s'échappe de l'un des wagons renversés, qui appartient à l'Armée de l'Air... Bientôt d'étranges disparitions et phénomènes surviennent dans la petite ville de Lillian, dans l'Ohio. Voilà le point de départ du film, très simple, mais sur lequel Abrams va tenir près de deux heures.

 

J'ai beaucoup aimé le casting ; le film repose en grande partie sur les épaules d'un groupe d'adolescents, au premier rang desquels Joel Courtney et Elle Fanning, respectivement le maquilleur et l'atrice principale de The Case, le film réalisé par leur copain Charles Kaznyk. Joel Courtney est un pur débutant, tandis qu'Elle Fanning, aperçue notamment dans Benjamin Button, est la petite soeur de Dakota du-même-nom, qui joue la fille de Tom Cruise dans la Guerre des Mondes ; des deux, c'est la benjamine qui est la plus douée, elle démontre un énorme potentiel dans Super 8. Lors d'une scène de tournage, les gamins sont scotchés... et les spectateurs, dont votre serviteur aussi... Riley Griffiths, le réalisateur en herbe, a suivi JJ Abrams tout le long du tournage pour s'imprégner des gestes et des attitudes d'un "vrai" metteur en scène. Kyle Chandler, qui joue le père du jeune héros, est un habitué des séries (même s'il était présent dans King Kong et le Jour où la Terre s'arrêta) ; je l'ai découvert dans la série Demain à la Une, qui proposait un petit côté fantastique. Son physique quelconque est contrebalancé par un talent assez évident, quoique pas forcément très visible.

 

L'ambiance qui règne sur Super 8 est bien typique des années 70, jusque dans les objets utilisés (comme les films Kodak) qui en viennent directement. Dans la façon de filmer également, puisque seules des saynètes figurant les disparitions viennent mettre du rythme au milieu de sènes un peu longues. Le dernier tiers est évidemment plus mouvementé, avec la confrontation directe avec la créature venue des étoiles et aspirant à y retourner. L'action débute véritablement par une scène d'accident ferroviaire : les wagons giclent dans tous les sens, ça dépote un max, pas forcément de façon cohérente, mais peu importe, la scène est très réussie (à l'instar de celle du crash aérien qui ouvre la série Lost, tiens...). Une scène de dévastation d'une station-service est aussi remarquable. L'équipe des effets spéciaux, sous l'égide de Dennis Muren, collaborateur habituel de Spielberg, a fait du bon boulot.

 

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Il y a plusieurs strates dans le film. Au premier plan, les ravages causés par l'alien, les (ex)actions des militaires pour le retrouver, mais aussi la passion des adolescents pour le cinéma, leur amitié et l'idylle naissante entre deux d'entre eux (qui fait l'objet de deux jolies petites scènes) ; mais aussi les soucis des enfants, enfin de ces deux-là, avec leurs pères, liés et opposés par une tragédie survenue quatre mois plus tôt. Cela rajoute un plus au simple film de SF d'action, et permet à l'ensemble du casting de réellement travailler (on n'est pas dans Transformers, pour faire court). L'ensemble est assez cohérent, bien ficelé et permet de ne pas perdre le fil. Il y a quand même deux-trois trucs "hénaurmes" qui m'ont un peu fait tiquer. Le conducteur de la camionnette qui provoque l'accident de train en sort vivant (mais probablement pas loin de la paraplégie) après un choc frontal. Pourtant à l'époque l'utilisation des ceintures de sécurité n'était pas vraiment la généralité, sans parler des airbags... Certaines scènes sont d'un grand angélisme, à la limite du cucul la praline. Je ne sais pas si c'est révélateur d'un Spielberg qui devient plus consensuel, plus mou du genou dans ses histoires, mais franhcement cela n'avait pas forcément lieu d'être, surtout dans un film faisant de nombreuses références à ses devanciers des années 70-80, époque où l'on se souciait moins du politiquement correct et du palpitant des familles. Heureusement que l'un des ados vomit dans une voiture pour rattraper tout ça, enfin, pour faire passer la pilule, enfin vous me suivez...

Alors, Spielberg est-il ramolli ? Espérons que sa production de l’adaptation de l’excellent Dôme de King (l’un de ses 36 projets en cours), en mini série télévisée, prouvera qu’il en a encore sous le capot…

 

 

Le film doit aussi beaucoup à Stand by Me, notamment dans l'ambiance et l'interaction entre les enfants. Abrams se reconnaît de l’influence de Stephen King (dont une nouvelle, Le Corps, a inspiré le film), un « spécialiste » de l’enfance, qui a la faculté de raconter une situation banale et la faire brusquement virer de bord pour aller vers tout autre chose. Rob Reiner, le réalisateur de Stand by Me, a d’ailleurs conseillé à JJ Abrams de prendre son temps dans le script de Super 8.

 

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Le film que tournent les enfants dans Super 8 est entièrement le fait des jeunes acteurs : scénario, prises de vue, montage. On le voit d'ailleurs en entier pendant le générique de fin. Ce n'est pas du Speilberg mais c'est rigolo, surtout pour le côté amateur. Je trouve cette mise en abyme vraiment bien vue, car cela a dû renforcer la cohésion entre les acteurs, et cela peut donner envie aux jeunes générations de spectateurs de passer, à leur tour, à l'exercice de la réalisation amateur.

 

Au final j'ai trouvé que Super 8 était un bon film, mais pas une oeuvre inoubliable ; eu égard à ce qu'on pouvait en attendre. Un scénario trop sage, quelques incohérences... Je pensais "repeindre" mon blog aux couleurs du film, mais il faudra un autre coup de coeur...

 

Pour le plaisir je vous mets une affiche américaine qui m'a fait penser à celles des différents Star Wars...

 

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Spooky.

 

EDIT : Pour une lecture plus large et une analyse plus fouillée, je vous recommande le billet de l'ami Dobbs.

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