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...:::Ansible:::...

...:::Ansible:::...

Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Fictions

  Note préliminaire : ceux qui suivent régulièrement ce blog ont peut-être déjà lu ces lignes, puisqu'elles ont été écrites pour et publiées au sein du webzine Autres-Mondes. Les autres, sachez simplement qu'il s'agissait d'un texte à contrainte, avec un thème de départ, les allergies, et un temps réduit pour écrire la nouvelle, environ deux mois. Enfin, rendons à césar ce qui est à César, Alice Mazuay a participé à la relecture du texte, et cet échange a permis d'en faire une version un peu plus dynamique que le texte de départ. Bonne lecture donc.

 

 

Saloperie d’allergie…


D'aussi loin qu’il se souvienne, Jeff avait été allergique au soleil. Oh, rien de bien méchant, mais suffisamment pour devoir éviter les expositions prolongées en plein été, les sorties à la plage avec les copains, sous peine de voir sa peau se recouvrir assez vite de milliers de petits boutons rouges, et de démangeaisons irrépressibles. Il en avait fait la cruelle expérience à l’adolescence, quand il avait voulu faire son rebelle, envoyer au diable les conseils de sa mère et voulu passer un week-end sur la plage, espérant bien avoir des nuits courtes avec des jeunes filles en fleur. Les nuits avaient bel et bien été réduites, mais pour des raisons médicales… Quant aux jeunes filles en fleur, si certaines avaient joué les dégoûtées, toutes s’étaient détournées de lui.


Ces souvenirs de jeunesse étaient loin de son esprit à présent. Il avait un problème plus urgent à régler. Se débarrasser des putains de vampires qu’il avait dérangés sans le vouloir lors de sa promenade nocturne. En sortant du boulot il avait accepté l’invitation au pub avec ses collègues. La soirée s’était un peu prolongée, et il avait prêté une oreille attentive aux vagues à l’âme de l’une d’entre eux. Il l’avait raccompagnée, espérant vaguement une petite aventure, mais peine perdue, elle avait suffisamment éclusé pour ne pas l’inviter à monter pour la suite. Un bisou sur la joue, un « j’ai passé une très bonne soirée, à bientôt » avaient eu raison de ses espoirs. Comme la nuit était douce il avait décidé de rentrer chez lui, et c’est une aventure d’un tout autre genre qui s’était présentée à lui.


Sous un porche il faillit renverser une jeune femme qui courait à perdre haleine. Le temps de se relever, elle avait disparu, mais son poursuivant manqua à son tour le faire tomber. Par réflexe, Jeff lui avait fait un croc en jambe, et le prédateur s’était étalé de façon comique sur le trottoir. Furieux, il s’était relevé et avait jeté un regard lourd de sous-entendus vers Jeff. Un rayon de lune avait alors éclairé sa face : très blanche, avec des yeux rouges exorbités. L’étranger avait alors retroussé ses lèvres sur un sourire éloquent : deux énormes canines brisaient l’alignement de ses dents. Il poussa un feulement et plusieurs autres silhouettes inquiétantes sortirent de l’ombre sans faire le moindre bruit. Visiblement la proie avait changé de visage.

Se souvenant de ses cours du soir de karaté, Jeff décocha un violent coup de genou dans le tibia du vampire le plus proche. Celui-ci n’eut pas vraiment mal, mais ne s’attendait probablement pas à cette riposte puisque Jeff eut tout le loisir de s’élancer dans la même direction que la jeune fille qu’il avait peut-être sauvée. Ne prenant pas le temps de se retourner, il commença à réfléchir. S’agissait-il de véritables vampires ? Bien sûr, il avait lu quelques bouquins sur le sujet, enfin les plus connus : Dracula, les romans de Stephenie Meyer, ceux d’Anne Rice… pas forcément des chefs d’œuvre littéraires, mais pas non plus des bouses innommables. Mais que fallait-il faire lorsqu’on rencontrait des vampires ? Ou du moins des gens qui en ont l’air ? Ne trouvant pas vraiment de réponse satisfaisante, il se retourna une première fois. Les prédateurs avaient gagné du terrain. Il lui sembla compter au moins cinq silhouettes furtives derrière lui, à une trentaine de mètres, et dont la vitesse semblait s’accroître.

 

Il choisit de couper cette dynamique en s’engageant dans une ruelle latérale. En tendant les bras, il pouvait toucher les murs de chaque côté. Il évita de peu une poubelle, mais fit en sorte qu’elle tombe par terre et encombre vraiment le passage. Il était temps, car à peine s’était-il remis à courir qu’un des vampires pointa son nez et ses yeux rouges au coin de la ruelle. Il ne put réprimer un rictus de satisfaction lorsqu’il entendit les bruits métalliques qui suivirent, la chute de plusieurs corps et les jurons consécutifs. Un nouveau coup d’œil en arrière et il vit un amas de personnes essayant difficilement de se relever et… d’autres sur les murs à côté !

Bon sang, ils couraient sur les murs !


Jeff se reconcentra sur sa course, et reprit un passage voûté sur sa gauche. Celui-ci sentait le moisi et l’urine croupie. Au bout de quelques pas il glissa d’ailleurs sur la rigole saumâtre qui courait au milieu du passage et s’étala de tout son long sur les pavés luisants. Il tenta de se relever mais sa cheville l’en empêcha en cédant. Elle était probablement foulée. Il ne put réprimer une frappe du poing sur le sol. De rage, de frustration, il s’endolorit bien évidemment la main au passage. Puis la peur reprit le dessus, car il entendait les bruits de course de ses poursuivants. Il ne pourrait plus les distancer avec un pied blessé. Il se mit donc à chercher autour de lui une cachette, une porte ou une arme potentielle, n’importe quoi qui lui permettrait d’entretenir l’espoir de leur échapper. Sous le passage voûté se trouvaient plusieurs devantures de magasins. L’une d’entre elles proclamait « l’avenir de l’énergie c’est le solaire ». Ce dernier mot sembla allumer une ampoule dans l’esprit de Jeff. Sans réfléchir plus avant, il essaya de se redresser, et sa cheville protesta. Il retomba sur les pavés mais se releva dans un énorme effort de volonté. Juste au moment où le premier de ses poursuivants débouchait dans le passage –par le haut-, il s’élança dans la vitrine, qui vola en milliers d’éclats. Il entendit un nouveau juron derrière lui. Certains des éclats avaient dû faire une rencontre charnue.


Il profita de ce répit et regarda autour de lui et vit un escalier en colimaçon vers le fond de la boutique, c'est-à-dire cinq ou six mètres devant lui. Priant pour que son pied ne se dérobe pas trop, il se redressa en se tenant au comptoir et prit un objet dessus pour le lancer sur le premier vampire, qui passait déjà sa tête dans l’encadrement de la fenêtre brisée en sifflant. Lui qui n’avait jamais été bon au basket, il atteint son but sans viser et le prédateur s’empala sur les éclats de verre encore debout. Ces derniers cédèrent sous son poids et il dégringola dans la boutique, sous les yeux méfiants de son premier compagnon, qui s’arrêta. Le prédateur ne bougeait plus. Jeff en profita pour s’élancer vers l’escalier, en se tenant aux meubles. Moitié à cloche-pied, moitié en rampant, il parvint à s’élever dans les degrés. Une main, dotée d’une grande force, parvint à saisir son talon. Comme il s’agissait de sa cheville blessée, il poussa un hurlement, et par réflexe se retourna pour décocher un coup de pied au visage de son adversaire. Il sentit et entendit un craquement, et celui-ci lâcha prise pour s’affaler sur les premières marches. Levant les yeux, Jeff se rendit compte qu’il ne lui faudrait plus perdre de temps : au moins trois créatures s’apprêtaient à entrer dans le magasin. Dans la pénombre il distinguait des taches rouges dans des masses noires.


Il se retourna pour se propulser dans l’escalier. Malgré son étroitesse et sa forme tournante, il n’était pas très long, et le jeune homme déboucha au premier étage, très sombre. Il y avait une seule fenêtre sur sa gauche, occultée par un épais rideau. Il se leva à nouveau, serrant les dents face à la douleur irradiant de son pied, et tâtonna le mur à côté de lui. Il trouva l’interrupteur et appuya instantanément dessus. La lumière crue l’aveugla, mais il en profita pour s’élancer devant lui, tandis que des bruits de pas montant les marches se faisaient entendre. Sa cheville se rappela à son bon souvenir et se déroba complètement. Il s’affala sur un appareillage un peu étrange. Une sorte de grande table bleutée, divisée en rectangles très réguliers, et qui était branchée à la prise de terre sur le côté. En quelques secondes, il fit l’association avec la spécialité de la boutique : c’étaient des panneaux solaires !!


Juste à ce moment le premier de ses poursuivants déboucha en haut de l’escalier. Voyant Jeff chancelant, dans une pièce sans issue, il arbora un sourire carnassier, exhibant deux magnifiques canines dont gouttait un peu de bave. Probablement pour mieux savourer son triomphe prochain, il s’écarta de l’escalier et attendit l’arrivée de ses deux camarades. Aucun mot ne fut échangé, mais les rires qui s’échappaient de leurs gorges n’en étaient pas moins clairs : ils allaient le transformer en casse-croûte. Jeff n’en menait pas large. Cependant il resta derrière la table de panneaux solaires, attendant que ses prédateurs viennent l’y chercher. Au bout de quelques secondes les trois congénères se décidèrent, et se mirent à grimper sur la table, la jugeant suffisamment solide pour supporter leur poids. Comme elle faisait cinq à six mètres de large, il leur faudrait quelques secondes pour l’attraper. De plus ils semblaient prendre du plaisir à retarder encore un peu l’inévitable.


Jeff attendit qu’ils fussent tous les trois sur les panneaux et tendit le bras sous la table, vers un bouton à côté duquel il était écrit « POWER ». C’était un gros pari, mais il n’avait aucune autre échappatoire. Et comme il l’espérait, les panneaux avaient emmagasiné des ondes solaires. Leur allumage était destiné en temps normal à la captation de ces derniers, mais il y avait aussi une déperdition, ou plutôt une restitution minime des rayons. Leurs visages à quelques centimètres des panneaux, les vampires les prirent de plein fouet. Il n’y eut aucune lueur particulière, juste un petit bourdonnement lorsque les cellules se mirent en marche. Les créatures de cauchemar ne s’en rendirent pas compte, mais Jeff si, qui contemplait, bouche bée, leurs faces diaboliques. Leur peau commença à se recroqueviller sur leurs mentons, leurs joues, révélant leur exceptionnelle dentition. Ce n’est que lorsque la brûlure atteignit leurs nez que les créatures se mirent à crier, à siffler douloureusement. Deux d’entre elles se prirent la tête dans les mains, lesquelles se mirent instantanément à bouillir. Le troisième réagit de façon plus intelligente et roula hors de la table, sur le côté. Ses deux compagnons, dont le cerveau était littéralement en train de griller, se couchèrent sur la table, et ne bougèrent plus au bout de quelques secondes de contorsions progressivement affaiblies, leurs corps continuant à se consumer. La pièce fut envahie d’une odeur âcre, étrangement familière. Ça sentait tout simplement le cochon grillé.


Jeff reporta son attention sur le troisième vampire. Il se tordait de douleur à côté de la table, sifflant de manière abominable entre ses dents. Ce dernier leva les yeux, enfin son œil valide, l’autre ayant été brûlé, vers son tortionnaire, et le fusilla du regard, exhibant à nouveau ses ratiches surdéveloppées en manière de menace. Il semblait retrouver progressivement ses esprits, et nul doute qu’il redeviendrait dangereux dans quelques instants. Titubant sur son unique jambe valide, Jeff empoigna alors un meuble haut et métallique qui supportait une fontaine à eau, et jugeant son poids assez conséquent, le fit basculer sur la tête du vampire. Celui-ci ne comprit que trop tard ce qui allait arriver, et n’eut pas le temps de se dérober ou de mettre ses bras en opposition. Il y eut un gros fracas, un craquement immonde, et le sifflement de l’abominable créature cessa brusquement. Jeff attendit quelques minutes pour être sûr qu’elle ne bougeait vraiment plus, et aussi pour reprendre un peu de forces après cette course effrénée. Lorsqu’il n’eut plus aucun doute, il contourna la table par l’autre côté – aucune envie de frôler le vampire - puis descendit avec précaution l’escalier. Il put constater dans la boutique que les deux premières créatures de la nuit avaient succombé à ses gestes de défense. Ce ne fut qu’au bout de quelques pas dans la rue adjacente au passage qu’il s’arrêta pour reprendre son souffle, à la lueur d’un réverbère. Il baissa les yeux sur ses avant-bras, retroussa ses manches, et poussa un soupir de lassitude : toute la peau de ses membres supérieurs était envahie par des milliers de boutons rouges. Levant les mains, il put constater que son visage avait également réagi. Les panneaux solaires l’avaient affecté lui aussi.

Mais au final, il le supportait tout de même mieux que ses adversaires amateurs de sang frais.

 

Saloperie d’allergie…

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Publié le par GiZeus
Publié dans : #Livres



Ayant beaucoup entendu parler de ce titre, je m'attendais à un cru d'exception, à trouver de la SF comme je l'aime, porteuse d'une réflexion ambitieuse. Inutile d'en faire une tartine, je n'ai pas vraiment trouvé ce que j'attendais. Néanmoins, je n'en ai pas pour le moins passé un mauvais moment. Si la lecture m'a peu passionné pendant une bonne partie du milieu, j'ai plus l'impression que l'explication tient dans les dispositions relativement mauvaises dans lesquelles j'étais, car la recette ne change jamais.

En effet, cette recette pourra en rebuter quelques uns. Divisé en trois parties, le livre s'attache à nous conter le devenir d'un vaisseau spatial, L'Argonos, dans lequel s'entassent depuis des générations des hommes qui n'ont pas ou n'ont plus la moindre idée du but originel du vaisseau. La hiérarchie interne n'est pas non plus surprenante, et l'on retrouvera facilement une stratification des plus évidentes. A travers Bartolomeo, conseiller officieux du capitaine, lui-même ami d'enfance du héros, nous découvrirons les manigances politiques qui se trament à bord. Face au capitaine, l'évêque Soldano se positionne en adversaire officieux mais farouche, dont l'ambition est manifestement la prise du contrôle du vaisseau. On notera au passage une référence directe au conservatisme religieux incarné par l'évêque, qui défend la position d'un vaisseau existant depuis toujours, malgré l'existence d'une Terre originelle et depuis longtemps visitée et dévastée. Un acte un peu maladroit de mon point de vue, qui ôte une part de crédibilité à un homme résolument intelligent. En restant dans le cliché, sans être pour autant désagréable, l'équipage détectera une émission en provenance d'une planète inconnue, qui l'amènera à l'explorer et à y faire une découverte macabre.

Mais je m'arrête ici de peur de trop en dire.

 

Si l'histoire n'est pas foncièrement originale, elle demeure tout de même prenante, malgré la lenteur du rythme. Il est dommage que l'auteur, en poussant trop loin les réflexions de Bartolomeo, appesantisse son récit. Les pensées se bousculent souvent, et hachent incontestablement le rythme. Un peu plus de dialogues à la place de ces pensées omniprésentes auraient certainement contribué à dynamiser un peu le tout. Par ce biais, les personnages auraient également gagné un peu plus en profondeur ; non pas qu'ils soient creux, mais ils sont peu présents, remplacés par les pensées argumentées de Bartolomeo. De fait, on cerne assez peu les protagonistes, et j'ai même eu un peu de mal à cerner le tempérament du héros. Cependant, il faut reconnaitre qu'on a affaire à un héros qui réfléchit beaucoup, qui s'interroge sans arrêt sur les conséquences de tel ou tel choix, et bien que ce procédé soit appréciable, l'overdose provoque le ralentissement du rythme. On notera cependant quelques réflexions ponctuelles, la plupart n'étant pas forcément très poussées, comme celle sur la liberté qui ne vole pas très haut. En revanche, j'ai plus apprécié le mini-discours métaphysique. Mais dans l'ensemble, il faut rechercher l'aventure plutôt que la réflexion.

 

Bref, il y avait matière à faire plus addictif. Le gros reproche concerne incontestablement la narration. En nous enfermant dans la tête de Bartolomeo, on ne se rend pas compte de sa différence vis à vis des autres. Le rythme est souvent lent mais pas forcément inintéressant, et l'aventure se laisse suivre agréablement. On notera tout de même un certain manque d'originalité, pas forcément déplaisant.

 

GiZeus

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Publié le par Spooky
Publié dans : #BD

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Petit coup de pouce à Mathieu Myskowski, qui publie son premier album sur le site de manolosanctis, une société qui fêtera bientôt sa première année d'existence. C'est une étrange histoire d'exploration spatiale, pour l'heure queles quelques pages sont visibles, mais je suis curieux de lire la suite...

 

D'une manière générale, allez faire un tour sur ce site, il y a plusieurs albums "numériques" qui valent le détour.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Pour le 300ème billet publié sur le présent blog, je voulais marquer le coup. D'abord en vous parlant d'un film exceptionnel, Inception. Et puis GiZeus, collaborateur régulier du blog, m'a proposé d'écrire une chronique à deux, puisque visiblement nos ressentis étaient proches. Cela donne l'article que vous allez lire. J'espère que cela vous plaira, et vous donnera envie d'aller voir ce film, ou de le visionner lorsqu'il sortira en video.

 

Spooky.

 



Depuis Memento, il y a 10 ans, Christopher Nolan est un réalisateur-scénariste qui monte en puissance. Tous ses films, à l'exception d'Insomnia, sont des œuvres uniques, marquantes, intelligentes. Quand il a été amené à reprendre la série des Batman, en 2006, beaucoup ont eu peur qu'il s'y casse les dents, comme d'autres avant lui. Mais il a réussi le même coup que Bryan Singer avec la franchise X-Men : insuffler une nouvelle dynamique et donner une véritable dimension humaine aux personnages. Batman begins, mais plus encore The Dark Knight sont des œuvres crépusculaires, d'une dimension épique inouïe. Le Prestige, réalisé à la même époque (soit 2006) est aussi un film très réussi, sur un sujet inhabituel, la prestidigitation, mais surtout sur les faux-semblants, un sujet récurrent dans les films de Nolan.

 

En 2010, avec les pleins pouvoirs financiers de la Warner après le triomphe de The Dark Knight, il revient avec Inception, une série B aux allures de blockbuster, qui devrait asseoir définitivement sa réputation.

 

Cobb est un voleur d'un genre particulier : sa spécialité est d'infiltrer l'esprit des gens pour en extirper les secrets, au cours de leurs rêves. Un métier dangereux, complexe, mais où il est devenu le meilleur après avoir perdu sa femme. Soupçonné de l'avoir tuée, il ne peut rentrer aux Etats-Unis pour retrouver ses enfants. Pourtant une grosse société, représentée par l'énigmatique Saito, lui propose de l'affranchir de toute inculpation s'il parvient, par le biais de sa technique poussée à l'extrême, à persuader l'héritier d'un empire industriel de disloquer ledit empire. Pour cela Cobb et ses acolytes vont utiliser la procédure de l'inception, consistant à instiller une idée dans l'esprit de ses victimes, toujours par l'intermédiaire du rêve, mais en plaçant cette idée au plus profond de son subconscient, de sorte qu'il soit presque persuadé d'avoir eu l'idée lui-même. S'engage alors une véritable course-poursuite contre le temps, Cobb et son équipe ne disposant que de quelques heures pour agir. Mais un élément très perturbant, connu de Cobb seul, va gripper les rouages d'une mécanique si bien huilée...

 

Avec les bases qui sont posées, Nolan parvient à développer son sujet de façon magistrale. En effet, alors que nombre de scénaristes auraient galvaudé des idées pareilles, en nous servant un divertissement plat et sans valeur ajoutée, Inception n'hésite pas à tourmenter le spectateur dans des considérations oscillant entre mysticisme et métaphysique. Les rêves notamment, seront le moyen d'interroger le spectateur sur la réalité du monde dans lequel il évolue. Mais cette idée d'une perception faussée de l'univers, de sa tangibilité physique, est loin d'être neuve. On pourra aisément faire l'amalgame entre le Malin Génie de Descartes et le rêveur de Nolan, ou encore comparer le terrain des rêves à la Matrice. Certainement plus que Descartes, on peut spéculer que l'écrivain renommé de science-fiction Philippe K. Dick a influencé le réalisateur sur ce thème. Néanmoins, là où les exemples sus-cités se contentaient d'une dualité vrai/faux, ou laissaient planer le doute, on trouve ici une imbrication de ces univers.

 

Mais trêve d'interrogation sur une prétendue paternité. Car si Inception n'introduit pas des thèmes entièrement novateurs, le film amène avec lui sa cohorte de trouvailles jouissives. On notera au passage qu'il n'utilise pas la ficelle éculée de la romance, histoire de marquer un peu plus son originalité. Cette dernière se manifeste par un ajout qui vient rompre avec les modèles d'inspiration suspectés, avec l'idée toute simple mais lourde de conséquences de l'imbrication des rêves, comme évoqué plus haut. Une fois le monde dédoublé, pourquoi ne pas encore le multiplier à son tour ? Rien ne l'empêche, et Nolan le démontre avec un brio monstre, tout en apportant une profondeur spectaculaire au concept. Alors que l'on pourrait croire à une sorte de télépathie moderne, il n'en est rien, et il faudra ruser avec la personnalité du sujet pour parvenir à ses fins. Et le problème des réalités multiples n'épargne personne, même les principaux acteurs. Pour remédier à cette angoisse permanente, un stratagème tout simple permet de vérifier que la physique n'est pas altérée, et que l'on évolue dans la réalité. Un détail donc, mais dont l'accumulation nous fait ressentir la finition impeccable. Parmi les trouvailles de premier plan, on retiendra également les jeux visuels, qui témoignent une fois de plus de l'inventivité de Nolan. Et plus généralement, il faut louer la remarquable utilisation des effets spéciaux, qui nous en mettent plein les mirettes sans jamais tomber dans une débauche inutile, comme lorsqu'il s'agit de démontrer la qualité d'un bon Architecte.

 

Nolan a commencé à travailler sur le scénario d'Inception il y a près de 10 ans. Un projet ambitieux, dont l'action se déroule à Tokyo, Londres, Paris, Tanger, au Canada et à Los Angeles. Un choix pas anodin puisque le réalisateur est un fan des films d'action à la James Bond. Cette influence se retrouve dans l'un des niveaux de rêve du film, une course-poursuite à skis dans l'inconscient de... mais chut. Lorsqu'il a enfin pu mettre en chantier ce projet, il s'est attaché les services d'un casting de choix. En premier lieu Leonardo DiCaprio, qu'on ne présente plus, et qui a désormais tourné avec la plupart des meilleurs metteurs en scène, de Spielberg à Ridley Scott en passant par Sam Mendes ou Scorsese, sans oublier Danny Boyle et Cameron. Ridley Scott qu'il va d'ailleurs retrouver l'an prochain pour une adaptation attendue du Meilleur des Mondes. A côté de l'acteur principal, monstrueux de retenue, on trouve Michael Caine et Cillian Murphy, piliers des deux Batman de Nolan, la jeune et très douée Ellen Page (Juno), Ken Watanabe, qui joue dans toutes les grosses productions américaines mettant en scène un Japonais ou encore Joseph Gordon-Levitt, qui s'est surtout distingué à la télévision. Une distribution au diapason, impeccable dans son ensemble, y compris Marion Cotillard, dans le rôle ambigu de la femme de Cobb.

 

L'intertexte d'Inception est presque aussi complexe que son synopsis. Nous avons un homme déstructuré, qui s'enfonce dans son métier aliénant mais qui cherche aussi à retrouver sa vie, ses valeurs. Un film de casse, avec beaucoup d’action, où un groupe de complices (dont certains nouveaux) essaient d'infiltrer une personne, tout en luttant contre les défenses que celui-ci a mis en place ; sur ce plan, ça ressemble un peu à Mission impossible (la série). Les protagonistes se retrouvent dans des dimensions parallèles, celles du rêve, ou plutôt DES rêveS, puisque Cobb et son équipe décident d'imbriquer deux autres niveaux de rêve au premier dans lequel ils plongent le jeune Fischer. A chaque niveau l'un des "voleurs" se retrouve en position de "gardien", chargé de veiller au bon déroulement du processus tout en devant repousser la sécurité onirique armée. Ainsi à un moment du film on se retrouve sur plusieurs niveaux de "réalité onirique", dans des situations critiques, et Nolan joue à saute-mouton à chacune d'entre elles. Exercice casse-gueule, mais la virtuosité narrative du réalisateur (qui a aussi écrit le script) lui permet de se sortir sans encombre de cette haute voltige. C'est la productrice du film, Emma Thomas, qui a su le mieux définir le long métrage : un film de braquage sur un fond fantasmagorique. En fait le climax du film tient en quelques secondes dans le premier niveau de rêve, le temps d’une chute, durée décuplée à chaque niveau inférieur. Une déclinaison vertigineuse.

 

L'histoire ne s'embarrasse pas de termes techniques, se concentrant sur l'action, qui devient vite omniprésente, après une période d'exposition des enjeux et de recrutement de l'équipe de Cobb. Très vite également les mouvements de caméra, extrêmement efficaces, portés par le score addictif de Hans Zimmer embarquent le spectateur dans une expérience inouïe depuis Matrix. La comparaison est inévitable, non seulement pour les raisons déjà invoquées, mais aussi parce que l'on a également dans le film de Nolan une scène de combat en apesanteur. Cette apesanteur, si elle se justifie dans le premier niveau de rêve, est pourtant absente des niveaux inférieurs. Il y a là, peut-être, la seule faille narrative du film de Nolan. Car pour peu que l'on adhère au sujet, c'est imparable. Le film produit des effets quasi hypnotiques, pouvant amener certains spectateurs à avoir du mal à se « reconnecter » à la réalité. A une époque où les mondes virtuels sont montrés du doigt au sujet de l’aliénation de la population, Inception se place en tête de pont, même si le sujet de l’aliénation elle-même est au cœur du film.



 La dernière séquence du film laisse la porte ouverte à diverses interprétations. Cela va laisser beaucoup de spectateurs perplexes, voire déçus. Mais on retrouve la patte de Nolan, qui aime laisser les gens sur une interrogation. Et si l’on va faire un petit tour sur Internet, on trouve déjà tout un tas de théories. Posez-vous par exemple la question de la parenté entre un morceau de musique très connu qui tient une place importante dans le film, et le thème principal, qui ouvre et referme le long métrage. D’autres questionnements, relatifs à la place du rêve dans le film, se font jour également, mais ce serait faire des spoilers à la chaîne que d’en parler. D’autant plus que le montage laisse peu de temps à la réflexion, on peut vite être perdu dans les différents niveaux de « réalité ». 

 

L'ensemble du film est donc réalisé d'une façon techniquement incroyable, et certains pourraient avoir l'impression de retrouver le Spielberg de Minority Report, pour donner un exemple relativement proche. Christopher Nolan est tout simplement l’un des réalisateurs les plus doués à l'heure actuelle, il est à la place que l'on promettait à M. Night Shyamalan il y a une dizaine d'années. Espérons qu'à l'instar du réalisateur américain d'origine indienne, l'Anglais ne se brûlera pas les ailes dans des projets boursouflés.

 

Pour un univers riche basé sur un concept imparable -la richesse de l'imagination humaine-, il fallait un réalisateur et un scénariste visionnaire. Christopher Nolan est de cette trempe.

Pour ces raisons, Inception mérite bien un second visionnage, ne serait-ce que pour être certain d'avoir saisi toutes les idées évoquées, et saisir les multiples possibilités offertes par le scénario. Par les temps qui courent, il est d'autant plus rare et précieux de trouver un blockbuster de cette trempe, qui n'hésite pas à faire cogiter le spectateur. La question suprême que se pose donc Nolan, à travers Inception, est celle du rêve ultime, et du Premier Architecte.



Chef d'oeuvre en puissance, film déjà culte... voici un panel d'expressions sans une once d'originalité, mais qui élèvent ce long-métrage au rang qui lui échoie : celui d'un spectacle grandiose réussi de bout en bout. Chapeau bas l'artiste.


 

GiZeus et Spooky.

 



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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films
 

 


J'ai vu l'autre soir ce film, adapté du roman de Robert Crais. Le film est produit par Bruce Willis, qui joue le rôle principal, et réalisé par le français Florent-Emilio Siri, auteur du remarqué Nid de Guêpes. L'histoire est celle du shérif d'un comté de Californie, ancien "négociateur" lors des prises d'otages, qui se retrouve face à trois adolescents qui ont pris en otage une famille riche dans une maison isolée sur les hauteurs californiennes. Mais l'intrigue est beaucoup plus complexe que ça, puisque Jeff Talley (Willis) se retrouve personnellement impliqué dans l'affaire.


Crais, épaulé au scénario par Doug Richardson, a dû modifier quelque peu son intrigue, afin de rendre le récit plus linéaire (et surtout le faire rentrer dans un format d'1h45), et effacer certains personnages secondaires. Du coup, de l'"exceptionnel roman" (dixit Madame), ne reste que l'essentiel, qui permet tout de même d'avoir une histoire haletante, sans concessions et diablement bien écrite. Car Siri, sans révolutionner l'actioner de base, livre un film à la fois nerveux, classique et sérieux. Un poil de "Je suis Bruce Willis et je sauve le monde, t'es pas d'accord ?", un brin de folie, et hop, c'est probablement l'un des meilleurs films d'action de l'année 2005. Willis livre une composition tout à fait impeccable, comme souvent, et les autres acteurs sont au diapason. Seul bémol : l'impasse effectivement faite pour resserrer l'intrigue, qui frustre quelque peu le spectateur. 1h45, c'est vraiment court pour rendre complètement justice à un bouquin aussi dense...


Ceci dit, c'est vraiment un très bon film. Je pense que Siri va en faire d'autres...

 

Spooky.


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Je ne pensais pas qu'un jour je parlerais d'un film traitant de la prestidigitation sur Ansible. Mais deux éléments, au moins, m'ont amené à me pencher sur le cas de ce film réalisé en 2006. D'abord le nom de son réalisateur, Christopher Nolan, dont je viens de voir le dernier film, Inception, qui est une bombe. Je vous en parle d'ailleurs très vite. Ensuite le fait que ce film, dont l'affiche se partage entre Christian Bale et Hugh Jackman, deux acteurs que j'apprécie, soit adapté d'un roman de Christopher Priest, considéré comme un auteur majeur de science-fiction. Son roman, Le Monde inverti, est un chef d'oeuvre, mais le reste de son oeuvre est remarquable.

 

Le Prestige nous conte la rivalité entre deux prestidigitateurs anglais dans le Londres du début du XXème siècle, Borden et Angier. La vie de chacun pourrait se résumer à la quête du "truc" permettant à l'autre de réaliser un tour formidable, jamais vu, etc. Une quête qui pourrait mener Angier à la noyade, et Borden à la peine de mort pour l'avoir "tué"... Mais les apparences sont trompeuses et bien évidemment le récit recèle de nombreuses surprises.

 

Finalement le choix de Christopher Nolan n'est pas une surprise pour réaliser une histoire pareille. Expert en manipulation du public, adepte des renversements de situation finaux et parangon du montage nerveux, Nolan appose sa patte dans ce faux thriller, qui pourrait émarger dans plusieurs genres... et aucun. Le Prestige est truffé de faux-semblants, de dissimulations, exactement comme son sujet. Le roman de Priest a été adapté par les frères Nolan, à la marge, en gardant l'essentiel de l'intrigue mais en rajoutant des trouvailles visuelles. Par contre Christopher Nolan a interdit Priest de plateau pour ne pas spoiler la fin de son film, "bien meilleure que celle du roman"... Un peu domage... Cela donne un film nerveux, complexe, et comme d'habitude, dont le fin mot permet de tout expliquer, ou presque.

 

Pour incarner ses deux magiciens qui se chamaillent sans arrêt, ou plutôt qui cherchent à se surpasser l'un l'autre, la production a trouvé en Jackman et Bale deux acteurs formidables, qui m'ont carrément bluffé lors de leurs scènes... Mais je n'en dirai pas plus, sinon je vous révèle tout. Ils sont accompagnés de Scarlett Johansson, en assistante d'Angier, de Michael Caine, l'ingénieur (en gros, le gars qui invente les machines qui lui permettent de faire ses tours) de celui-ci, ou encore de David Bowie, dans le rôle de l'intrigant Nikola Tesla. Un personnage qui a réellement existé et qui a développé des principes scientifiques connus plus tard sous le nom de radio, radar, télécomande, courant alternatif... Rien d'important, vous le voyez... Certaines de ces inventions ont d'ailleurs été attribuées à tort à Thomas Edison, chez qui Tesla travailla quelques temps.

 

Bref, Le Prestige est un film surprenant, méconnu, mais intéressant non seulement dans son sujet mais aussi dans sa forme.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

La voici donc, la première adaptation de l'oeuvre maîtresse de Clive Staple Lewis, ami écrivain de JRR Tolkien. Tous deux faisaient d'ailleurs partie, après 1918, du même cercle d'écrivains. L'oeuvre de Lewis a eu presque autant de retentissement que celle de son ami dans le monde anglo-saxon. Mais curieusement, pas dans nos contrées francophones. La raison profonde est sans doute la relation de l'oeuvre à la religion et l'image et la place que celle-ci tient dans la société française.

Car là où Le Seigneur des Anneaux, Bilbo le Hobbit, le Silmarillion et autres travaux connexes puisaient leurs origines dans les mythes et légendes du nord de l'Europe, Les Chroniques de Narnia (devenues Le Monde de Narnia au cinéma) sont clairement une allégorie de la Bible. Les figures bibliques et christiques sont légion au long des 7 romans qui composent la somme romanesque. Je n'en dirai pas plus, si vous souihaitez lire les romans. A noter d'ailleurs que Gallimard en a fait une édition intégrale, avec un faciès de lion sur la couverture.

Curieusement, c'est le second roman paru qui est adapté en premier.  Ce qui est curieux, car le premier, Le neveu du Magicien, raconte la génèse du monde de Narnia, et notamment le rôle exact et primitif du lion géant Aslan. Notez tout de même que ce "tome 2" a été écrit avant le tome 1 par CS Lewis. Parlons de celui qui est donc adapté en premier : Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique.


Quatre frères et soeurs, Peter, Susan, Edmund et Lucy, doivent fuir Londres aux prises avec les bombardements allemands pendant la seconde guerre mondiale. Ils sont envoyés dans le château à la campagne d'un professeur austère. Au cours d'une partie de cache-cache, la benjamine, Lucy, entre dans une grande armoire, qui s'avère être le passage vers un monde enchanteur, appelé Narnia. Mais ce monde est sous la coupe de Jadis, une méchante sorcière qui a installé le pays dans un hiver éternel. Jadis, qui voit d'un mauvais oeil l'arrivée de ces enfants à Narnia. En effet, une prophétie raconte que sur le trône s'assiéront deux fils d'Adam, et deux filles d'Eve. Sur le trône qu'elle occupe. Elle va alors tenter de les diviser. Justice, fraternité, courage, abnégation et sacrifice, tels sont les arguments de Lewis.

C'est Andrew Adamson, ci-devant co-réalisateur de Shrek et Shrek 2, qui se retrouve, ô trahison, à la barre de cette production Disney. Disney largement brocardé dans les deux films d'animation contant les aventures de l'ogre vert. La production s'installe en Nouvelle-Zélande, sur les traces du Seigneur des Anneaux (pas une coïncidence), avec comme responsable des effets spéciaux, la même société qui a oeuvré sur la trilogie de Peter Jackson. Une première donc. Et Adamson s'en tire avec les honneurs, réalisant un film de bonne facture, un peu longuet et verbeux cependant. Les effets spéciaux tiennent largement la route, même si Aslan, le lion géant, est parfois bâclé. La réalisation d'Adamson est clairement inspirée de celle de Peter Jackson, ce qui lui donne une ampleur plutôt bienvenue. Car ne nous voilons pas la face, le bouquin est un peu chiant.


Le film repose sur les frêles épaules de quatre enfants, qui s'en tirent assez bien, même si la benjamine, qui joue Lucy, passe l'ensemble du film le sourire aux lèvres, quoi qu'il arrive. Et n'oublions pas la sorcière Jadis, incarnée par la diaphane et néanmoins anglaise Tilda Swinton (la Plage, Vanilla Sky, Broken Flowers...).

Du bon boulot donc, puisqu'Adamson est d'ores et déjà annoncé à la réalisation du second chapitre, le Prince Caspian (soit le tome 4, allez comprendre - à moins que ce soit dû au fait que l'on retrouve ces 4 mêmes enfants...), dont le tournage est planifié pour 2007. Espérons que le résultat soit aussi divertissant.

 

 

Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Ressources et amis

Comme c'est un site que j'aime bien, et dans lequel je vais de temps à autre puiser des infos, un petit coup de pouce à Tolkien Universe, qui vient de subir un toilettage complet... L'occasion aussi d'inaugurer une nouvelle rubrique sur le présent blog, qui me permettra de parler des sites ou blogs que j'apprécie... Mais pour l'heure je laisse la parole à l'équipe du site :


"Toute l'équipe de Tolkien-Universe est ravie de vous accueillir sur cette nouvelle plateforme communautaire dédiée à l'univers Tolkien. Cette nouvelle version a pour objectif de rassembler tous les passionné(e)s de l'Univers Tolkien, quelque soit le support. Que vous soyez amoureux des ouvrages de Tolkien, de la trilogie cinématographique de Peter Jackson, que vous soyez un joueur invétéré du Seigneur des Anneaux Online ou collectionneur, vous pourrez partager votre passion sans modération.

Après une baisse d’activité liée à la mise en place de la nouvelle version du site, l’équipe de Tolkien-Universe est heureuse de vous annoncer son retour sur le web.

Tolkien-Universe v.2.0, c’est :


•    Toute l’actualité de l’adaptation du Hobbit
    News du tournage, casting, rumeurs, photos, décors, musique : rien ne vous échappera !

•    Le suivi de l’actualité littéraire internationale autour de l’univers Tolkien

Toutes les nouvelles autour des parutions et analyses des œuvres de Tolkien

•    La promotion et le soutien des évènements Tolkien en France

•    Toutes les news sur le Seigneur des Anneaux Online et les produits dérivés

•    Le meilleur et l’insolite du web consacré à l’Univers Tolkien


Tolkien-Universe v.2.0, c’est aussi :

•    La capacité à organiser des évènements en France autour de l’univers Tolkien

•    Une communauté active capable de se mobiliser pour les grands évènements

Pour répondre à cette ambition, Tolkien-Universe a donc opté pour une toute nouvelle interface, plus lisible, plus conviviale, plus ergonomique, utilisant les dernières technologies du web.

Vous trouverez ainsi une toute nouvelle page d’accueil avec une mise en avant flash vous permettant, du premier coup d’œil, de repérer les principales informations du moment ainsi qu’un listing des toutes les actualités du jour. Vous y trouverez également le sondage du mois, l’édito de la rédaction ou bien encore l’agenda Tolkien, afin de rater aucun évènement proche de chez vous.

De plus, Tolkien-Universe s’est doté en interne d’une charte rédactionnelle garantissant une qualité forte de l’information, basée sur des sources internationales de référence (Hollywood Reporter, Tolkien Library, Tolkien Society, …).

Par ailleurs, Tolkien-Universe vous proposera de retrouver  Tolkien-Universe : le Mag’ dans vos boites aux lettres, les podcasts de Radio Hobbitebourg ou le championnat Tolkien-Universe 2010-2011. Mais aussi des nouveautés comme, par exemple, des soirées thématiques sur le futur tchat de Tolkien-Universe.

Vous l’avez bien compris, pour vivre et partager votre passion au sein d’une communauté conviviale et active, une seule adresse. Et comme Tolkien-Universe, c’est avant tout votre site, sachez que vous pouvez soumettre à tout moment une actualité à la communauté.

Nous vous invitons dès à présent, si cela n’est pas encore fait, à nous rejoindre en vous inscrivant sur les forums de Tolkien-Universe.

En espérant combler vos attentes de passionné(e)s.

Amicalement,
L’équipe de Tolkien-Universe."

 

Bon surf sur Tolkien-universe.com, et longue vie au site !

 

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog

Si vous êtes un habitué(e) du présent blog vous savez que votre serviteur participe depuis sa création à un webzine rassemblant un certain nombre de membrtes de la communauté "Autres mondes" d'over-blog. Notre numéro de printemps est ainsi paru, et comme je ne saurais rendre autrement hommage au fantastique boulot d'Alice, notre rédac-chef, je vous mets un lien vers son chouette blog. A noter que cette fois c'est une chronique sur le dernier Stephen King qui a été retenue, et que le webzine contient -pour ne parler que de ma production personnelle- une nouvelle inédite spécialement écrite pour l'occasion, et relue et corrigée par ladite Alice après être passée sous d'autres yeux attentifs. Grâce lui soit rendue :)

Vous y trouverez également moultes illustrations magnifiques, textes enchanteurs et réalisations enchanteresses. Ca me fait penser que j'ai un tout petit mois pour réfléchir à ma prochaine contribution...

 

Bonne lecture !

 

Spooky.

Autres Mondes - zine n°3 - printemps 2010

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