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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres


ORSON SCOTT CARD : PLUS DE CREDIT

Les Enfants de l’esprit était l’un des ouvrages les plus attendus de la Science-fiction, au même titre que L’Héritage de Saint Leibovitz. Ce récit, qui clôt le cycle d’Ender, initié par La Stratégie Ender, tourbillon de virtuosité et d’originalité (justement récompensé par les prix Nebula et Hugo), sombre dans un galimatias mystico-poussif (normal, c’est un Mormon). Souvenez-vous : Ender c’est un petit garçon qui, dans un futur relativement éloigné, est élevé pour devenir un stratège militaire. Il réussit si bien qu’au cours de ce qu’il croyait être une énième simulation, il vaporise intégralement la civilisation la civilisation des Doryphores, alors ennemi juré de l’humanité. Par la suite, dans La Voix des Morts et Xénocide, il va tenter de trouver un foyer pour la dernière Reine des Doryphores, sauvée in extremis de la mort ; il va également tenter de trouver la paix de l’esprit en épousant une veuve sur la planète Lusitania, au milieu de cet étrange petit peuple des Piggies. Dans cette troisième suite, on assiste à la lente agonie d’Ender, entouré par sa famille véritable et d’adoption, mais aussi à la disparition puis à la renaissance de Jane, sa compagne-intelligence artificielle (dont l’origine reste obscure). Andrew Wiggin, alias Ender, n’est plus le héros du cycle ; on suit plutôt la renaissance physique de Jane (dans le corps d’une des filles adoptives d’Ender), les tribulations de son frère Peter dans des sociétés orientales ou les états d’âme de ses enfants adoptifs et de ses 3 ex-femmes (la vie mormonne). Il nous tarde qu’Ender casse sa pipe, un comble pour un personnage dont on ne pouvait se détacher dans La Stratégie Ender. L’ensemble est très bavard et se perd dans des discours politico-religieux dans la droite ligne de Xénocide. Arrêtez d’écrire des suites !

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 

 

A Scanner darkly (2006) est l'adaptation un peu libre du roman de Philip K. Dick Substance mort. Celui-ci s'était inspiré de sa propre vie, et en particulier son rapport à la drogue, puisque Substance mort parle d'un flic des stupéfiants qui se retrouve affecté à sa propre surveillance. Philip K. Dick est un auteur qui a la grâce du 7ème art, puisque plusieurs de ses oeuvres ont déjà été adaptées, avec pas mal de bonheur. Je citerai Paycheck, Blade Runner, Minority Report.


Substance mort a fasciné pas mal de réalisateurs (après des millions de lecteurs), puisque Charlie Kaufman, Terry Gilliam se sont succédés sur le projet avant que Richard Linklater ne s'y attelle pour finalement le réaliser.


Celui-ci a utilisé une technique déjà éprouvée sur son précédent long-métrage, Waking Life. Les acteurs sont filmés numériquement, avant que le film ne soit retouché par des artistes. A Scanner darkly ressemble donc à un énorme film d’animation, extrêmement réaliste puisque les artistes ont collé au plus près au film originel. Cela donne au film un cachet un peu étrange, comme une réalité un peu difficile à saisir, un peu fuyante. Ce choix artistique s’avère judicieux puisque le roman de Dick (que je n’ai pas lu) parle justement de l’identité, et de la dualité latente du cerveau, dualité rendue plus palpable avec l’absorption de la Substance M. (Substance D. en VO).


Le récit se situe 7 ans dans le futur. 25% de la population sont des toxicodépendants. Dans le Comté d’Orange, en Californie, « Fred » est un flic des stups, qui participe à des réunions d’information au sujet de la Substance D. La plupart de ses interventions, ainsi que son activité de flic s’effectuent avec une combinaison de camouflage permettant de changer continuellement d’apparence pour ne pas être identifié. Son boulot c’est  l’infiltration. Un jour on lui affecte la surveillance d’une maison où vit Bob Arctor, un junkie/dealer notoire, avec deux de ses amis, un peu shootés eux aussi. Bob fréquente Donna, qui est son fournisseur officiel de dope, mais il aimerait aller plus loin dans leur relation. Ce que personne ne sait, ou fait semblant de ne pas savoir, c’est que « Fred » et Bob ne font qu’un. Commence alors un étrange jeu du chat et de la souris, le cerveau de notre flic junkie s’amusant à brouiller les cartes.

 


 

Je l’ai dit, le choix artistique majeur de Linklater s’avère payant, puisque la réalité s’échappe, se modifie, glisse entre les doigts de Bob. Il a aussi choisi un casting impressionnant, puisqu’on a à l’écran les avatars de Keanu Reeves dans le rôle principal, mais aussi Robert Downey Jr (excellent en chimiste surexcité), Woody Harrelson et Winona Ryder. Des acteurs qui ont des réputations plus ou moins sulfureuses, obligés de jouer des drogués, mais aussi des personnages aux apparences biaisées. Keanu Reeves ne se départit pas de son air lunaire, carrément inexpressif, mais curieusement le crayon lui apporte un surplus d’humanité. Les acteurs son globalement bons, rien à redire là-dessus.

 

Le fond du film, s’il est clair, n’est toutefois pas totalement servi par la forme. Ainsi Linklater ne va-t-il pas vraiment au fond des choses. La psychose de Bob Arctor n’est qu’effleurée, on ne ressent pas vraiment cette lente descente en-dessous de la réalité. Si le sujet du flic infiltré, mais aussi manipulé, est classique, il n’est ici que pour servir les visions paranoïaques de Dick. Or cet aspect n’est là non plus pas trop mis en avant, mais cela ne laisse cependant pas assez de place pour le côté schizophrène de l’histoire. Le film dure 1h36, mais il aurait sans doute gagné en épaisseur avec une demie-heure supplémentaire.

C’est dommage, vraiment dommage, car le film est assez bon, mais au final, il reste trop sage, malgré l’épitaphe édifiante de Dick inscrite au générique de fin. La parabole sur l'identité n'est qu'un film expérimental de plus. Lisez le bouquin, c’est d’ailleurs ce que je vais faire.
 

Spooky.

 

 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


Le Labyrinthe de Pan est un film de Guillermo del Toro (2006), réalisateur mexicain auquel on doit le très réussi Hellboy.
Espagne, 1944. Carmen, enceinte de son second enfant, voyage dans les forêts pour rejoindre son second mari, le capitaine Vidal. Avec elle, la petite Ofelia, 11 ans, qui sympathise en cours de route avec un étrange insecte. Ofelia découvre la face cahée de son beau-père, un fasciste tyrannique et dénué de sentiments, simplement attaché à la vie de son fils à naître. Entre temps, la fillette suit le petit insecte dans les dépendances du moulin où se trouve le détachement de Vidal. Elle entre dans un labyrinthe de verdure et de pierre, au fond duquel se
cache un étrange personnage.

Guillermo del Toro a dit porter ce projet en lui depuis 20 ans. Ce n'est qu'avec le succès de Hellboy qu'il ne pourra le mener à bien. Au départ l'histoire que voulait porter le réalisateur à l'écran était bien différent : "Il y était question de la révolution espagnole et l'histoire parlait d'une jeune femme enceinte qui rejoignait son mari dans une maison restaurée par ce dernier. En visitant la demeure, la future mère découvrait un jardin en forme de labyrinthe, où elle croisait un satyre. Elle faisait l'amour avec la bête qui lui proposait de sacrifier son enfant pour que le labyrinthe puisse fleurir. Si la femme avait accepté, elle aurait vécu pour l'éternité aux côtés du satyre. Même si au final, des ressemblances demeurent, la nouvelle version du Labyrinthe de Pan est malgré tout très différente, mon côté sentimental ayant finalement pris le dessus."
La version finale d'El laberinto del fauno diffère en effet pas mal. D'abord l'héroïne est une pré-adolescente. Pas de relations contre nature du coup. Et le mari devient un militaire borné et diabolique, campé par l'excellent Sergi Lopez. Le détachement militaire est en effet harcelé par un groue de partisans communistes, qui a ses ramifications jusque dans le personnel de la ferme. Le film est l'occasion pour Del Toro de déployer une partie de son imaginaire, et notamment quelques créatures légendaires, comme un faune, un homme blanc "sans" yeux, et
des fées quelque peu originales. Les effets spéciaux sont impeccables, et le maquillage de Doug Jones, qui avait déjà été remarqué en Abe Sapien dans Hellboy, revêt encore une fois des costumes incroyables. La petite Ivana Baquero, qui joue Ofelia, est sans doute promise à un grand avenir, si elle ne subit pas la malédiction qui entoure les enfants ayant commencé dans des grands succès fantastiques.

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Le véritable monstre du film est en fait le fascisme, énorme pieuvre bouffie, avide de pouvoir, et difficile à abattre. Un fascisme entièrement incarné par Vidal, qui n'hésite pas à achever ses ennemis de 10 coups de revolver. Le Labyrinthe de Pan est un beau film, il bénéficie d'une magnifique photographie, et le bestiaire développé par le réalisateur est intéressant. Mais le film rate le statut de chef d'oeuvre à cause d'un certain manque de folie.
On ne profite pas vraiment du labyrinthe, par exemple. Del Toro est resté sage.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #BD


parisiennes sans dessein ni envie, à part peut-être celle d’être désagréable. Il est peintre, en but aux exigences imbéciles des marchands d’art. Il n’y a qu’Armelle, sa compagne par intermittence, qui arrive parfois à le supporter
une journée entière, et encore...
Jean perd progressivement pied dans cette réalité abstraite qu’est l’univers autour de lui. "Pourquoi rester dans ce monde ?" Il ne s’y voit aucun avenir, incompris, et demeure au bord du néant. Jusqu’au jour où, sur les quais de la Seine, il croise un étrange savant, Dagerlöff. Le physique et la verve de ce vieil homme tirent un instant Jean de ses rêveries morbides mais très vite le personnage lui devient insupportable. Et pourtant il ne parvient à se détacher de ce Méphistophélès moderne.
Peu à peu Dagerlöff et lui en viennent à partager leur obsession de la mort et le génie lui explique alors sa théorie du voyage dans la "causalité". Et si l’homme parvenait à se projeter dans le temps par celle-ci. S’il était capable de voir le devenir de chaque chose au moment où l’on pose son regard dessus ? Poldonsky, involontairement, va se retrouver embarqué dans cet étrange voyage, au bord de la folie.

Ah ça c'est du vrai fantastique ma bonne dame !
Du solide, de l'approfondi, comme on en faisait dans le temps, du fantastique lentement mûri, façonné par des mains d'artisan rougies par le travail, avec des bouts d'angoisse, de mystère et de suspense dedans.



Adapté d'un classique oublié de Jacques Spitz, ce diptyque s'annonce comme très intéressant. Jean-Michel Ponzio a récemment été remarqué pour une autre série prometteuse, Le Complexe du chimpanzé, pour une histoire où le temps prend une place prépondérante. C'est le cas également ici, puis que le personnage principal peut, à la suite d'une injection non désirée, voir ce que vont devenir les denrées et les êtres périssables à court terme, puis à terme tout court, c'est à dire à leur disparition. Un sujet fort, très bien traité dans l'ouvrage de Spitz, et bien adapté par Ponzio, dans une version "moderne". Curieusement, j'ai pensé à un manga lorsque j'ai lu cet album ; il s'agit de Homunculus, où un SDF peut, à la suite d'une opération chirurgicale, voir les gens d'une autre façon, plus métaphorique.
Au départ je ne suis pas fan du style graphique de Ponzio. Ce réalisme photographique, légèrement retouché, qui s'intègre dans une bande dessinée, me gêne quelque peu. C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pu lire Zéro Absolu, Christophe Bec ayant un style assez proche. Mais je dois avouer que pour un récit de ce calibre, et surtout pour servir une histoire parlant de la distorsion de la réalité -et des sensations visuelles en particulier-, ce décalage en devient presque indispensable, et du coup entièrement légitime.
On s'embarque très vite sur les pas de ce pauvre Jean Poldensky, qui perd peu à peu pied avec la réalité...
Si vous aimez le fantastique, les univers légèrement décalés, je pense que vous ne serez pas déçu(e)(s).

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

Dans une petite ville de Louisiane, commencent à apparaître d'étranges phénomènes : une rivière charriant du sang, une pluie de grenouilles, des poux arrivant en surnombre... Dans la ville de Haven ressurgissent de nombreuses craintes. L'instituteur fait appel à une enesignante -ancienne missionnaire- qui s'acharne à démonter les évènements surnaturels de façon scientifique. Arrivée sur place, elle se rend compte que Loren, une petite fille qui vit seule avec sa mère dans les marais, n'est pas étrangère aux évènements.

Les dix plaies d'Egypte, les prophéties, l'eugénisme, voilà les ingrédients de ce film de Stephen Hopkins (Predator 2 et Lost in Space). Il met en scène la multi-oscarisée Hilary Swank (Intuitions, Insomnia, Fusion et Million dollar Baby) aux prises avec des évènements bibliques, mais aussi et surtout sa foi perdue. Sa présence à l'affiche, hélas, ne garantit pas forcément un succès au box-office. Le film n'a rapporté qu'entrer 10 et 20 millions de dollars de recette aux etats-Unis, et moins de 200 000 entrées en France. La faute sans doute à une impression de déjà-vu qui accompagne désormais de nombreux films émargeant dans la catégorie thriller ésotérique. La bande-annonce laissait d'ailleurs présager un film au pitch relativement maladroit.



En fait la bande-annonce disait vrai. Si l'on passe outre les menues incohérences du début (le fait d'appeler un professeur après UN évènement étrange, le rôle de celle-ci allant de l'inquisiteur au vétérinaire, tout en étant chimiste...), les deux premiers tiers du film se passent plutôt bien. C'est assez bien filmé, le bayou permet des prises de vue de toute beauté et le talent d'Hilary Swank et l'anatomie harmonieuse (probablement refaite d'ailleurs) suffisent à faire passer la pilule. Mais passées les deux premières bobines, le film se révèle au grand jour. Au moment où les choses se précipitent, ça verse dans le n'importe quoi. Satanisme, bondieuseries, action en dépit du bon sens, explosions mal réalisées en post-prod, tout part à vau-l'eau... Sur les trente dernières minutes on n'est pas loin de la série Z qui se prend au sérieux.
La seule autre satisfaction du film (avec les décors et Hilary) est la petite Annasophia Robb, qui est assez convaincante dans ses trois scènes. C'est bien maigre.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


HARRY PELOTEUR

 

Ah ben ça alors. Jamais je ne penserais qu’une troisième suite serait aussi bonne. La saga Harry Potter a peut-être connu sa meilleure adaptation avec le quatrième volet, réalisé par Mike Newell (Quatre mariages et un enterrement…). La saga, qui a rendu son auteur, Joanne K. Rowling, plus riche que la reine d’Angleterre, a jusqu’alors connu des adaptations cinématographiques de qualité croissante. Chris Columbus, qui a dirigé les deux premiers films, avait mis le projet sur les bons rails. Alfonso Cuaron avait livré en Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban un véritable petit chef-d’œuvre, revisitant partiellement mais essentiellement l’aspect visuel de la franchise, et sublimant le décor de Poudlard, entre autres. On attendait donc Mike Newell au tournant. Il a répondu présent, et même au-delà des espérances, réussissant un film bon sur TOUS les plans. Visuel, narratif, direction d’acteurs, effets spéciaux, décors, musique, montage… Tout est bon. Newell, aidé par le désormais célèbre (et très riche) scénariste Steve Kloves, toujours adoubé par Rowling, a retenu les leçons des premiers films, en passant, voire éludant les passages « obligés » des romans : le tournoi de Quidditch, la rentrée à Poudlard…

On plonge donc d’emblée dans le cœur du roman, le Tournoi des Trois Champions, après une très belle scène d’introduction sur la Coupe du Monde de Quidditch. Le Tournoi des Trois Champions rassemble trois écoles de sorciers, celle de Beauxbâtons (une école de fiiiiiiiiiiiiiiiiiilles !) en France, et celle de …, en Bulgarie, qui sont cette année hébergées par celle de Poudlard. L’école bulgare est représentée par Viktor Krum, superstar mondiale du Quidditch, tandis que Beauxbâtons a pour championne Fleur Delacour (la charmante française Clémence Poésy). Alors que Cédric Diggory est choisi par la Coupe de Feu pour représenter Poudlard, un deuxième apprenti magicien est désigné tardivement, il s’agit de Harry, alors que la limite d’âge avait été repoussée à 17 ans, pour des raisons de sécurité. En effet, les Mangemorts, adeptes de Voldemort, viennent de dévaster le campement de la Coupe du Monde de Quidditch. L’ombre de Vous-Savez-Qui plane sur le monde des sorciers, et le Ministère de la Magie est sur des charbons ardents. Mais le règlement est le règlement, et Harry est autorisé à concourir, sous la discrète surveillance de Maugrey Fol-Œil (l’excellent Brendan Gleeson). Commencent alors les épreuves : voler un œuf d’or à un dragon, délivrer un ami sous l’eau, en restant une heure, dans le Lac Noir qui jouxte Poudlard, puis trouver un trophée dans un gigantesque labyrinthe.





Trois énormes scènes aux effets spéciaux compliqués et longs. Toutes réussies. Mais la participation de Harry au Tournoi recèle en réalité un piège. Auquel Voldemort (Ralph Fiennes, qui fait une entrée tout à fait convaincante dans la saga, aux côtés d’autres acteurs comme Alan Rickman et Gary Oldman) n’est pas étranger. Une remarque concernant les acteurs « habitués » : les jeunes sorciers ont bien grandi. Les hormones commencent à les démanger, et ils ne ressemblent plus du tout à des gamins ; ils sont un peu âgés pour les rôles. Rupert Grint (Ron Weasley) a désormais dépassé le mètre 80. Heureusement que Daniel Radcliffe (Harry Potter), désormais l’adolescent le plus riche au monde, est resté à 1m65, ce qui fait de lui le nain de la production. Mais la croissance continue, ce qui explique l’imminence du tournage du cinquième film, en février 2006. Pour un nouveau chef-d’oeuvre ?

 

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


NON MAIS QUELLE TETE DE KONG !

Je vous l’accorde, elle était facile, celle-là. A moins d’être mon copain David, ou de vivre en Afghanistan (reconnaissons qu’ils ont autre chose à faire en ce moment…), vous n’avez pas pu passer à côté des immenses affiches annonçant le retour de King Kong. Le film de 1933, qui a électrisé l’industrie cinématographique d’avant-guerre, a propulsé ses réalisateurs, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, mais surtout sa vedette féminine, Fay Wray, vers les statuts d’idoles, d’icônes mythiques et immortelles. Rappelons qu’à l’époque, ce film était le premier mettant en vedette un personnage non-humain. Le film a connu plusieurs suites et remakes plus ou moins avoués, parmi lesquels Le Fils de Kong (1934) et Mon ami Joe (1998), dont le retentissement a été moindre. Sans parler du remake de 1976, par John Guillermin, qui a de nombreux détracteurs.

 

Peter Jackson est un réalisateur qui a toujours clamé que c’est la vision du film de 1933 qui a déclenché sa vocation de réalisateur. A l’âge de 8 ans, il a pressé ses parents pour qu’ils lui payent une caméra Super-8. Puis il s’est mis à réaliser ses propres images de King Kong. Après la carrière et la filmographie que l’on sait (je ne vais pas reparler du Seigneur des Anneaux et de Créatures célestes, non ?), PJ réalise son rêve : lancer un remake de son film-culte. Peut-être aurait-il pu le réaliser auparavant, mais les effets spéciaux n’étaient alors pas assez sophistiqués pour illustrer sa vision. En 1996, un script monstrueux (lisible à l’adresse suivante : http://geocities.com/scifiscripts3/scripts/kingkong.txt) était finalisé. Le script a depuis été « pillé » par nombre de productions postérieures, comme La Momie. Mais débouté par les studios, PJ a alors eu l’opportunité de se tourner vers l’œuvre de Tolkien. Avec la suite et le succès que l’on connaît. Fort de cette expérience et surtout l’immense somme d’argent engrangée, il peut se lancer dans son rêve.

 

Dans ses préparatifs, PJ ne laisse bien sûr rien au hasard, rédigeant lui-même, avec son épouse Fran Walsh et Philippa Boyens. Il propose à Fay Wray, inoubliable interprète du premier film, d’apparaître dans son remake. Mais la frêle femme décède seulement quelques semaines avant le début des prises de vue, à 97 ans. A l’écran, c’est Naomi Watts (The Ring, Mulholland Drive, 21 grammes…) qui succède à Fay Wray et Jessica Lange (heroïne du remake de 1976). Une actrice solide, qui dit avoir été recrutée sur son cri. Le casting est complété avec choix : Jack Black (L’Amour extra-large et L’Age de Glace), Adrien Brody (Le Pianiste, La Ligne Rouge, Le Village, The Jacket…), le désormais célèbre Andy Serkis (Gollum, c’est lui !), Thomas Kretschmann (La Chute, Immortel, U-571, Le Pianiste, Blade 2…),… A noter les présences sympathiques de Kyle Chandler (héros de la mignonne série Demain à la Une), de Jamie Bell (Billy Elliott en personne), et du réalisateur lui-même, en tant que mitrailleur, en compagnie de Frak Darabont (réalisateur de La Ligne verte et Les Evadés) et Rick Baker, célèbre maquilleur du cinéma fantastique. Dans la peau de Kong ? Andy Serkis, qui d’autre ? L’acteur a en effet prêté une nouvelle fois sa morphologie pour la modélisation du grand singe…

 

Rappelons l’histoire, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore… Un groupe de cinéastes et de marins débarque sur Skull Island, une île perdue de l’Atlantique, pour y réaliser la fin d’un film un peu clandestin, par Carl Denham (Jack Black, habité par son rôle, et sans doute contaminé par PJ). Mais ils sont capturés par une tribu d’indigènes, qui offre l’actrice Ann Darrow (Naomi Watts, lumineuse) à une créature gigantesque qui habite la jungle voisine. Cette créature s’avère être un gorille de huit mètres de haut, qui prend la jeune femme en affection. Le groupe décide d’aller la sauver, sous l’impulsion de Jack Driscoll (Adrien Brody), scénariste de Denham et depuis peu petit ami de la belle. Ce sont ensuite des courses-poursuites dans la jungle, entre les marins, l’actrice affolée, des dinosaures qui peuplent les profondeurs de l’île, et Kong. L’histoire s’arrête de temps en temps pour respirer, dans des scènes intimistes (si, si) entre la Belle et la Bête. Puis Kong sera capturé par ruse par Denham, qui l’emmènera pour l’exposer comme une bête curieuse  dans la Grosse Pomme. Kong se libèrera, puis grimpera au sommet de l’Empire State Building, où il mourra, mitraillé par des avions de combat, non sans avoir revu Ann une dernière fois.

 

Jackson a une nouvelle fois tourné en Nouvelle-Zélande, insufflant une nouvelle bourrasque à l’économie locale. Mais cette fois, très peu de scènes seront tournées en extérieur, la jungle de Skull Island et le New York des années 1930 étant assez peu présents dans la nature et les agglomérations kiwi. Dans la foulée du Seigneur des Anneaux, c’est une nouvelle fois la société Weta qui s’est chargée de la partie technique du boulot, depuis deux ans. Le résultat ? Bluffant ! Le Kong est une montagne de réalisme, un chef-d’œuvre d’animalité quadrumane, et une prouesse technique hallucinante.  Les dinosaures ne sont pas en reste, même s’ils sont encore plus effrayants que dans Jurassic Park.  L’équipe artistique est la même que pour la production précédente de Jackson. Jamie Selkirk au montage, Andrew Lesnie en chef opérateur, Richard Taylor (qui a aussi chapeauté le Narnia qui est sorti) aux effets spéciaux, Grant Major aux décors, et Alan Lee à la conception  du design. Une équipe qui a largement fait ses preuves, et qui livre là aussi une partition sans fausse note. Partition illustrée musicalement par James Newton Howard, qui a fait du bon travail sur Batman Begins, tous les films de Shyamalan, et plein d’autres trucs vachement bien. Il faut noter qu’il est arrivé presque en catastrophe sur le film, en remplacement d’Howard Shore, « débarqué » à 15 jours du bouclage… Sa musique s’en ressent, malheureusement. Cependant, avec une enveloppe confortable de 207 millions de dollars, Jackson le tient, son blockbuster.

 

Les polémiques. Il y en a beaucoup autour de ce film. Pourquoi avoir fait une publicité aussi monstrueuse ? L’aura du réalisateur et le mythe de l’histoire devraient suffire à assurer les vieux jours de la Nouvelle-Zélande toute entière. Mais sans doute les producteurs et le studio (Universal et WingNut) ont-ils craint l’effet de flop –relatif- qui a accueilli le remake de 1976. Mais la sortie simultanée d’un jeu vidéo et d’un DVD racontant le tournage étaient-ils nécessaires ? Le marketing gouverne tout au cinéma… Autre polémique. La durée du film. La copie de 1933 dure 1h40. Celle de 1976, 2h14. Jackson, quant à lui, plafonne à 3 heures toutes rondes. La raison, elle est donnée par le réalisateur : « nous avons donné plus d’ampleur à certaines scènes, pour amplifier leur intensité dramatique ». On notera par exemple une longue scène de poursuite avec des tyrannosaures, qui dure, selon les sources (je vous avoue avoir regardé l’écran, et pas ma montre), de 45 à 50 minutes. Et le film de 1933 n’explique rien de la présence de cette équipe de tournage et des marins sur Skull Island, alors que Jackson a rajouté un scène d’introduction pour montrer le contexte social de l’époque, et surtout la situation d’Ann Darrow et Carl Denham. De même, les personnages secondaires, trop vite sacrifiés dans les versions précédentes, sont un peu développés, ce qui permet aux acteurs de faire un vrai boulot, visible à l’écran. De plus, les scénaristes ont inclus dans cette nouvelle version une scène coupée par les réalisateurs de l’original, la jugeant surnuméraire pour s’insérer dans la dynamique du film. Seules restent des photos de production pour témoigner de leur impact visuel. Jackson s’en inspirera pour réaliser cette scène, montrant nos aventuriers en fâcheuse posture dans un ravin infesté d’araignées, de cafards et de crabes géants… Une scène qui fait bien sûr énormément penser à l’épisode d’Arachne, dans Le Seigneur des Anneaux. A noter que Jackson recyclera d’ailleurs plusieurs trouvailles visuelles de sa trilogie épique dans son opus à tiques. Une partie du public réagit très mal à la présence des dinosaures dans le film… Mais il faut savoir que cela existait dans la version d’origine, et que Jackson, bien sûr, a tiré la scène au maximum… Bon, si vous n’aimez pas les dinosaures et les grands singes, n’allez pas voir ce film, hein… Bon, trois heures de métrages pour la version cinéma… Je n’ose imaginer à quoi ressemblera la version longue qui sortira en DVD l’an prochain…





Venons-en à la grosse polémique. Celle qui fâche une partie du public et des critiques. Ann Darrow se fait enlever par une bête sauvage de huit mètres de haut. Il l’emporte dans une jungle inconnue, au sommet d’une montagne… Contrairement à Fay Wray (considérée comme la première « scream queen »), Naomi Watts ne crie que très peu. Pire, elle sympathise très vite avec Kong. Bon, d’accord, ça c’était dans le film d’origine. Mais… c’est tout. Ils font copain-copain, elle fait des cabrioles pour le faire rigoler. Limite s’ils ne font pas un concours de pets. Où est la dimension érotique, bordel ? Souvenez-vous de l’effeuillage discret d’Ann par l’index de Kong… C’est où ça ? Ah oui, et puis, loin de l’aspect dramatique de l’ensemble de l’histoire, Jackson glisse régulièrement des scène empreintes d’un humour bon enfant, pas toujours discernables de prime abord. Mais ça, c’est plutôt bien vu, même si le final fout toujours autant les boules… Mais on est un peu déçu tout de même par la frilosité de PJ. Il filme son histoire d’une façon quelque peu classique, froide, à la façon de son faux documentaire Forgotten Silver. Alors qu’on aurait aimé voir des fulgurances baroques, des envolées lyriques, c’est un peu plat la plupart du temps. Un peu de gore avec les indigènes de Skull Island, et c’est tout…

 

Les clins d’œil. Jackson ne pouvait pas ne pas en faire. King Kong est pour lui un symbole, un aboutissement. De fait, on sent bien dans le personnage de Carl Denham un mélange entre celui de 1933, un Orson Welles passionné et un alter ego de lui-même. Le réalisateur apparaît d’ailleurs en chair et en os dans le costume d’un mitrailleur, participant à la mise à mort du grand singe à la fin du film. Symbolique ? Certainement ! Peter Jackson espère avoir réalisé là la vision ultime de cette œuvre symbolique, de ce fossé d’incommunicabilité entre deux êtres qui s’aiment pourtant. la tentative stupide d’amadouer l’enfant indigène avec… une barre de chocolat Nestlé nous invite à une connivence réjouissante. De même la mise en abyme avec le tournage sur le bateau qui s’avère être un échos du premier King Kong ou le jeune mousse Jimmy lisant Au cœur des Ténèbres de Joseph Conrad, livre dont s’est inspiré Coppola pour Apocalypse Now et renvoie au thème de la quête létale et sans but véritable (à l’inverse du Seigneur des Anneaux) permet de nouer avec le spectateur une connivence intellectuelle. Le film est parsemé de clins d’œil aux films de monstres des années 1950 (logique, me direz-vous, puisque le premier King Kong a indirectement inspiré ces films, et que Willis O’Brien, concepteur du grand singe initial, a initié cette vague de films de monstres). Au début du film, les protagonistes se permettent même de faire un énorme clin d’œil au film de 1933. A ne pas laisser passer, c’est plutôt sympa.

 

Et malgré ces points positifs, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir un malaise pendant un tiers de la longueur du métrage. Parce que je n’aime pas les araignées. Et que j’ai le vertige. La scène finale de King Kong, qu’elle date de 1933, de 1976 ou de 2005, me fera toujours flipper. Je n’ai jamais aimé King Kong, essentiellement pour ces raisons.

 

 

Au final ? Un film qui fera quand même date, de par la taille de ses moyens, de son interprète principal. Il y a eu beaucoup d’argent d’investi dans ce film, et ça se voit à l’écran. Esthétiquement, techniquement, le film est réussi. Par contre, et c’est le reproche que l’on fera peut-être toujours à Peter Jackson au sujet de ses adaptations ou remakes, c’est l’orientation narrative qu’il prend. Il décide de supprimer certaines scènes (pas ici, heureusement), en  réinterprète d’autres… Sur le plan artistique, rien à dire, tout est bon. Naomi Watts éclabousse toujours l’écran (bleu) de sa classe, et les acteurs sont tous bons. Mais ce King Kong des années 2000 est et restera dans l’histoire du cinéma comme un pop-corn movie de très bonne facture, pas un chef-d’œuvre impérissable.

 

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #BD


Décembre 1944, dans les Ardennes belges. Une compagnie de GI’s s’est avancée dans les lignes ennemies. Parmi eux, Chris Stavros, qui vient d’apprendre la mort de sa femme dans un accident de voiture. Il n’a plus qu’une idée en tête : rentrer au pays pour retrouver son fils.

Mais voilà que le groupe se trouve confronté à des soldats allemands… des soldats qui se relèvent après être tombés sous les balles ! Une partie des Américains se fait exécuter, tandis que les survivants, en fuite, se mettent sous l’autorité de l’énigmatique Mark. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises : deux anges, luttant pour la possession de l’Épée de Dieu, tombent du ciel et s’écrasent près d’eux. C’est le début d’une quête pour retrouver l’objet sacré avant l’ennemi…

 

Sur la terre comme au ciel est originellement paru aux Etats-Unis sous le titre Light Brigade ("Brigade légère" ou "Brigade de lumière" ?) chez DC. D’ailleurs, seule concession à cet univers, Simon, l’un des personnages, est fondu de comics. En France, la série est disponible chez Soleil en intégrale (avec les couvertures originales en fin de volume), ou alors en deux tomes (ce qui vous fera économiser 2€).

 





L’histoire repose avant tout sur l’action, peu de place pour la réflexion (même la crise de foi de Stavros n’est qu’un aspect du personnage et ne pose pas questionnement). Les scènes de combat sont nombreuses, servies par un bon dessin. Mais, attention ! quand je parle de combats, je parle de sang qui gicle, de tripes à l’air, de crânes défoncés. Sur la terre comme au ciel ne fait pas dans la dentelle. On voit plus souvent des bouts de cerveau qu’on ne fait marcher le sien. Cela dit, ça reste efficace dans son genre, sans être bourrin. Et ça pourrait même donner quelque chose de très fun au cinéma, à condition de ne pas édulcorer les batailles.

Cependant, le déroulement est un peu linéaire et le scénario, malgré de bonnes idées, est imprégné de religieux et de mysticisme très premier degré. On frôle parfois même la bondieuserie et plusieurs passages semblent tout droit sortis de la Bible. A peine le personnage principal vient-il contrebalancer la ferveur religieuse toute nouvelle de ses camarades, et qui imprègne tout le récit sans vraiment de remise en question. Quant aux méchants, ils ont beau y aller de leur critique envers Dieu, leur voix ne perce jamais réellement. En outre, plus on avance dans le récit, moins il semble réaliste.

Bref, une bonne BD d’action, mais rien de transcendant.

 

Yaponchik.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 

 

Le capitaine Malcolm Reynolds est un vétéran endurci, qui eut le tort de choisir le mauvais camp dans la guerre galactique. Les armes se sont tues, l'ordre règne sous l'autorité de l'Alliance, et Malcolm le rebelle s'est lancé dans de nouvelles aventures aux commandes du vaisseau Serenity.

A l'école des futures élites, la jeune River manifeste également une farouche indépendance d'esprit. Ses facultés télépathiques et ses dons de lutteuse inquiètent les dirigeants. Ceux-ci ont choisi de mettre l'adolescente au secret. Une équipe médicale s'efforce de modeler son esprit et de juguler ses "mauvaises tendances" par l'administration de drogues.

Lorsque son frère, Simon, l'extrait de force du Centre de Conditionnement et se réfugie avec elle à bord du Serenity, le régime confie à son meilleur limier, l'Opérateur, le soin de les neutraliser...

 

 

 

Voici le point de départ du film de Joss Whedon, passé carrément inaperçu l’an dernier. Pourtant, Serenity est l'adaptation sur grand écran de la série télévisée Firefly, programmée aux Etats-Unis en 2002 sur la Fox (et au printemps 2005 en France sur la chaîne Série Club). Mais la chaîne américaine a décidé de mettre un terme à la diffusion de la série au bout de quinze épisodes (les trois derniers n'ayant même pas été diffusés...). Dommage, car l’univers développé promettait beaucoup. Le créateur de la série n'est autre que le réalisateur de Serenity, Joss Whedon, qui fut à l'origine de la série Buffy contre les vampires en 1997, puis Angel en 1999. Un homme qui a fait ses preuves en tant que scénariste et producteur, et dont c’est là le premier long-métrage. Un long-métrage qui tient la route, et qui finalement ne nécessite pas une connaissance de la série initiale pour être compris. Certes, il faut s’accrocher un peu au début, car on nous assène pas mal d’informations en peu de temps. Puis le talent de conteur de Whedon fait le reste. On se retrouve dans un agréable space-opera, qui ne se suffit certes pas à lui-même, mais où l’action et les effets spéciaux sont plutôt réussis. Le casting est composé des neuf acteurs initiaux de Firefly, qui connaissent leur rôle sur le bout des doigts, même si l’on se sent un peu étranger, par moments, à l’histoire…

 


 

 

 

Les fans de la série seront certainement ravis de voir ce « inspired by », ou plutôt cet épilogue sur grand écran ou dans leur DVDthèque… Les autres se contenteront de regarder le film avec un intérêt poli.

 

 

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


Un virus d'origine extraterrestre provoque une épidémie qui ramène les morts à la vie, mais sous forme de zombie. La terre est alors en guerre pendant plusieurs années. Jusqu'à ce que le Professeur Geiger trouve la parade : un collier électronique qui rend les zombies doux comme les agneaux. Les morts-vivants sont alors utilisés comme des esclaves, pour promener le chien, arroser les fleurs... Mais la population reste assez méfiante, la plupart des gens se baladent avec une armerête à servir. Dans la famille Robinson on n'a pas de zombie, mais pour faire comme les autres, la mère décide d'en prendre un, contre l'avis de son mari, qui en a une peur viscérale depuis qu'il a dû abattre son père devenu incontrôlable vingt ans plus tôt. Ils appellent leur zombie Fido, et le fils, Timmy, commence à beaucoup l'apprécier... jusqu'à ce qu'un incident désactive son collier...



Fido est une aimable comédie. L'histoire de zombies n'est qu'un prétexte à une critique (gentillette) à l'American Way of Life. Andrew Currie, le réalisateur, place son histoire dans des etats-Unis des années 50/60, époque où l'imagerie et l'idéal américains sont à leur apogée. Dans leur banlieue chic, les personnes aisées ont des voitures rutilantes, des femmes au foyer soumises et des zombies pour toutes les corvées. C'est bien pratique, surtout si l'on pense que ceux-ci n'ont aucune conscience. Mais Timmy et sa mère Helen (Carrie-Anne Moss) se rendent compte que Fido réagit beaucoup à son environnement. Il deviendra un compagnon de jeu, un confident, et prendra presque la place du père, le titulaire du poste étant trop préoccupé par sa bulle, et aveugle aux sollicitations de sa femme.
Comme je l'ai dit, le film est une aimable comédie. La critique est loin d'être mordante, la réalisation est très sage, et les acteurs sont sages aussi. Les maquillages sont très corrects, et on ne voit pas les cuisses de Carrie comme dans Red Planet.
Un film pop-corn à voir, mais dont vous ne retirerez pas grand-chose.

Spooky.


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